Le CARDI : Un passé conjugué au présent... pour l'avenir des Îles

lundi 12 septembre 2011

Réflexion sur un réflecteur...

Ce réflecteur en crystal et laiton, maintenant exposé au Basin Head Fisheries
Museum à Souris, provient du démantèlement d'un des anciens phares
des Îles-de-la-Madeleine. Ce qui a conduit à cette réflexion...
Hier avait lieu, à l'occasion de la Fête de la mer et des marins sur le site historique de La Grave, un point de presse au Vent du Large. Une pétition est lancée officiellement en faveur de la sauvegarde des phares des Îles. Une collaboration entre le Comité du site historique et la Municipalité. Cette pétition restera toute la semaine au Vent du Large et sera rapatriée ensuite à la mairie et dans les points de service. Elle circulera tout l’automne.

Le moment est en effet venu de montrer notre attachement à ces monuments de notre histoire maritime. Le Gouvernement, avec sa Loi sur la protection des phares patrimoniaux, attend en effet qu'on lui dise ce que l'on attend de lui pour sauver ce qui nous apparaît comme des éléments inconditionnels du patrimoine bâti aux Îles-de-la-Madeleine. Car derrière chaque phare, il y a une histoire, une trame de vie sociale et économique propre à notre milieu insulaire. Pour mieux comprendre la démarche gouvernementale et ce qu'elle implique, il y a lieu de parcourir les pages d'Héritage Canada, qui cernent bien les lacunes de cette nouvelle loi.
Juste avant ce point de presse nous présentions conjointement, le Réseau muséal (site internet bientôt en ligne) et le Centre d'archives des Îles, un diaporama sur l'histoire des phares des Îles depuis leur apparition et leur disparition (car plusieurs n'existent plus et toute une génération ne les a jamais vus). Préparé en quelques jours, avec une trame sonore obtenue grâce à la collaboration de Frédéric Landry, auquel un hommage fut rendu par la même occasion, ce diaporama a permis de tracer rapidement les grandes lignes de l'établissement des phares aux Îles-de-la-Madeleine et aussi de se rendre compte combien il y a encore beaucoup à apprendre et à dire sur le sujet. Comme plusieurs familles ont vécu autour de ces phares, non seulement cette recherche devient un inventaire de biens patrimoniaux collectifs, mais elle s'oriente inévitablement sur un inventaire des vies humaines et des conditions sociales de plusieurs époques. La "course des phares" initiée durant le boum économique des années 1860 a laissé des traces dans le Golfe et nous souhaitons que les derniers témoins de cette époque ne disparaissent pas.

Une banque de photos fut gracieusement mise à la disposition de ce projet par le fonds d'archives numériques de Frédéric Landry, du Centre d'archives régional des Îles, du BANQ, Collections Canada, de la famille Lauréat Leblanc, d'Hélène Chevarie, Pierre Dufort et Diane Hébert, du Groupe Vous souvenez-vous, pour ne nommer que ces derniers. Les principales sources des textes fûrentt citées et nos remerciements vont à tout ceux qui ont apporté leur connaissance sur le sujet et continuent à le faire.