Le CARDI : Un passé conjugué au présent... pour l'avenir des Îles

mardi 1 novembre 2016

Le livre Gabriel et Geneviève de Hector Carbonneau



Centre d’études acadiennes, Fonds 
Hector-Carbonneau, P34-A3
Dans une parution de L'Écho du Musée de la Mer publiée dans le journal l'Hameçon de novembre 1975,  S.Rose-Delima Gaudet rend hommage à l'auteur du premier livre du genre "roman" se déroulant aux Îles. Elle mentionne entre autre que plus de 16 000 fiches de vieux termes de notre vocabulaire Madelinot ont été répertoriées par cet écrivain et traducteur natif des Îles.

Hector à Télesphore Carbonneau est né en 1889 dans une demeure construite par son père à L'Étang-du-Nord et qui est maintenant disparue (voir photo). Charles-Hector était le cousin de Jos Lebourdais avec qui il a entretenu une correspondance régulière. On peut trouver toutes sortes de renseignements et d’écrits de Carbonneau au Centre d’Études acadiennes (CEA) de l’Université de Moncton. Madame Chantal Naud a également résumé le contenu d’un très documenté texte sur l’histoire du Rocher aux Oiseaux de cet auteur, dans son dernier volume : Le journal acadien L’Évangéline aux îles de la Madeleine, dans le chapitre consacré aux communications, et dans un autre chapitre sur la langue. Charles-Hector Carbonneau est décédé en 1962.

Dans son livre Gabriel et Geneviève S. Rose-Delima Gaudet 
Maison familiale d'Hector Carbonneau, aujourd'hui
disparue.  Collection Chantal Naud
mentionne qu'on retrouve des expressions comme "Si c'est biau, de souere, les éloises, à la Montain...," il cite entre autre dans son roman les "braises du fouyer", la "met" à pain, les "pommes de pré", les "fifolets", le "piquage en droiture", le "glai et la finette" sur le bord des dunes,le hareng à "éguiber", le temps "mocauques et des plaquebières", pour vous mettre l'eau à la bouche. Les deux personnages principaux Gabriel et Geneviève, vous ferons passer par toute la gamme des plus beaux sentiments de courage, de fierté, de foi et d'amour... dans les années où on prenait le temps de vivre, parce qu'on n'était pas pressé".

Après la mort de son auteur, c'est le père Anselme Chiasson qui s'assurera de faire éditer en 1974, ce roman terminé mais non publié.


Un intéressant portrait de l'auteur Hector Carbonneau, en tant que traducteur durant plus de 30 ans au parlement, est disponible sur le site du Bureau de la traduction du Gouvernement