vendredi 3 mars 2017

Éphéméride... 3 mars - Fondation du Centre d'archives régional des Îles en 1993

Les locaux, dont le bâtiment est en annexe du Campus des Îles
En 1993 était fondé le Centre d’archives régional des Îles, sous l’initiative de sa première archiviste Line Bouffard. Le premier président est alors Achille Hubert, fondateur du journal hebdomadaire Le Radar et récipiendaire du Prix du Chevalier de l’Ordre du Québec en 2012. 

Lors de son 20e anniversaire, en 2012, son second président, Sylvio Bénard, est quant à lui honoré du Prix ExcÉlan loisir et sport  pour son implication régionale à titre de bénévole, secteur culturel.  Depuis 2007, celui-ci, épaulé des membres du conseil d’administration et d’acteurs majeurs dans le milieu (Municipalité, CLD, Cégep, Caisses Desjardins), présente un plan de relance visant la reprise de ses opérations. Des restrictions budgétaires avaient entraîné l’arrêt des opérations durant 4 ans. Ce plan aboutit à l’embauche de l’archiviste Hélène Chevarie, et à la réacceptation par le Ministère de la Culture et des Communications, de l’agrément du Centre. Les présidents ayant succédé depuis au travail de leurs précurseurs sont Raynald F. Cyr, Nicole Bénard et Pierre Aucoin, actuellement en poste, en 2018.

Le Centre d’archives régional des Îles est un des 42 centres d’archives agréés privés à être fondés au Québec, dont quatre font partie de la région 11 (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine). Il est aussi le seul à oeuvrer en milieu insulaire. Malgré un budget qui limite la présence régulière d’un archiviste professionnel à temps partiel, la mission du centre est maintenue en s’assurant un plan d’actions modulées sur les événements  chronologiques nécessitant une attention, et sur les besoins formulés par les chercheurs, que ce soit en matière de généalogie, de biographies, de commémorations ou autres sujets, tout en veillant à l’application des règles et procédures habituelles d’un centre d’archives agréé.  Même si des projets d’été permettent l’embauche régulière d’étudiants depuis 2012, le Centre accentue sa présence par le biais de campagnes de financement et de communications conduisant à l’embauche d’un coordonnateur à temps plein en vue du développement d’actions diverses visant un financement régulier et le soutien de l’archiviste dans ses opérations de traitement de fonds d’archives.


L’acquisition de nouveaux fonds par le biais de donation, se poursuit, tout en continuant le traitement de ceux qui nécessitent des soins particuliers en termes de conservation ou d’outils de recherche. La croissance constante des membres, des demandes d’informations et consultations des archives prouvent l’intérêt des Madelinots et leurs descendants pour leur histoire et patrimoine. De nombreux chercheurs, journalistes ou auteurs,  d’ici et d’ailleurs, comptent maintenant sur ses banques de données et son expertise pour poursuivre leur recherche. 


En 2016, l’acceptation d’un projet pluriannuel d’informatisation des  journaux et fonds d’archives du CARDI, par Patrimoine Canada, a permis d’agrandir son équipe de travail et de rehausser son offre de services. Le Centre est sur la bonne voie, même si les  développements récents en matière de financement des centres privés agréés  plongent ses administrateurs et le personnel dans une course à la sécurité financière afin d'en assurer sa pérennité.