Le CARDI : Un passé conjugué au présent... pour l'avenir des Îles

vendredi 16 décembre 2011

Éphéméride... 16 décembre - Vente des Îles par Coffin


16 décembre 1902 :

Vente de la concession des Îles par Isaac Tristan Coffin, descendant de l'amiral Isaac Coffin, à W. G. Trait et al.  

Source: site internet Ebay.com

Déjà en 1822, l'amiral Coffin cherchait à se départir des Îles comme en fait foi une copie d'une lettre à Lord Bathurst vendue aux enchères en 2009 et faisant partie d'une collection privée des Îles


Notons qu'en 1903, c'est la Magdalen Island Company qui en faisait l'acquisition et en 1911, la Eastern Canada Fisheries. Au moment du rachat de cette dernière compagnie en faillite par William Leslie Cie, en 1924, c'est l'avocat Maurice L. Roy qui achète la concession des Îles.   

En 1948, c'est Aaron David Paltiel qui sera le dernier seigneur des Îles par son achat des titres qu'il gardera durant 10 ans avant de les revendre au Gouvernement du Québec pour 75 000$.


Dans un texte historique de l'Assemblée nationale, on rappelle l'histoire *  du régime des terres des Îles mais on semble dire que le dernier propriétaire, M. Paltiel avait acheté les droits d'un héritier de la famille Coffin, mais il semble plutôt que plusieurs entreprises et individus ont pu les exploiter en partie avant cette transaction:


*  Depuis 1798, les terres occupées aux Îles-de-la-Madeleine appartenaient, par lettres patentes du roi, à l’amiral Isaac Coffin. Les Madelinots étaient donc rentiers sur leurs propres terres, puisque les titres que Coffin avait fait signer à leurs ancêtres ne pouvaient être rachetés. Une loi du gouvernement Taillon, datée du 12 janvier 1895, avait voulu permettre aux habitants de racheter leurs terres, mais la plupart ne possédaient pas le capital nécessaire pour se sortir de leur état de rentiers. Le 18 décembre 1958, le premier ministre est fier d’apporter son aide aux insulaires en voyant le lieutenant-gouverneur apposer la sanction royale sur le bill 20, proposant le rachat des baux emphytéotiques à leur propriétaire, le constructeur montréalais Aaron D. Paltiel, qui les a rachetés d’un héritier de Coffin en faillite. Par cette loi, le gouvernement se porte acquéreur de tous les titres pour la somme de 75 000 $ et offre aux rentiers de racheter leurs terres moyennant le paiement de 45 % du capital correspondant.



















Cette lettre fait maintenant partie d'une collection privée.