jeudi 30 juin 2016

AO25 Festival international Contes en Îles

2002-2009. - 0,66 ml de documents textuels, 30 pièces iconographiques, 12 affiches, 6 CD

Histoire administrative/Notice biographique

Fondé en 2002 initialement sous les Clameurs du Nordet, Contes en îles est l’un des plus importants festivals de conte du Québec. Événement majeur de la vie culturelle madelinienne, le festival invite et reçoit chaque année une vingtaine de conteuses et conteurs représentant plus d’une dizaine de nationalités de la francophonie mondiale, en plus de perpétuer la tradition des conteurs locaux. Les valeurs du festival sont l’accessibilité à la culture et l’éducation populaire. La visibilité du festival rayonne internationalement et de nombreux articles de presse traitent de l’événement.

Portée et contenu

De ces activités découlent une multitude de documents (documents de constitution, états financiers, dossiers de presse, biographies de présentation, contes originaux ou correspondance) avec des personnalités littéraires associées au patrimoine vivant ou thématiques des festivals successifs. Nous retrouvons entre autres des textes originaux de la sénatrice Viola Léger et du scientifique Hubert Reeves, les biographies de nos grands conteurs locaux et régionaux décédés ou non. (ex : Anselme Chiasson, Azade Harvey, etc.) Les promoteurs de l’événement tiennent à ce que ces archives survivent aux mouvements de personnel et de CA propre à ce genre d’organisation événementielle.

Historique de conservation

Une lettre du président François Cayer précise les termes de donation.

Termes rattachés :

Culture
Folklore
Contes
Légende
Patrimoine vivant
Oralité
Biographie
Échange culturel
Événement international




Maladies et misères des premiers colons, au temps de Champlain


Maladies et misères des premiers colons

L'histoire de l’ile de Sainte-Croix et le Scorbut (le chirurgien-barbier)

L’Île Sainte-Croix est située aujourd’hui en territoire américain entre le Nouveau-Brunswick et le Maine. En 1604, les explorateurs Pierre Dugua de Mons et Samuel de Champlain ont fondé à cet endroit le premier établissement français en Amérique du Nord. On y trouvait 79 hommes. La colonie sera ensuite implantée en 1605 à Port Royal (Nouvelle-Écosse)après avoir vu 45% de ses hivernants décimés par le scorbut.

En 2003 une équipe d’anthropologues judiciaires découvre un crâne sur l’emplacement du cimetière de la petite colonie. L’anthropologue Robert Larocque, chargé de cours au Département d’histoire de l’Université Laval et spécialiste de l’étude de squelettes trouvés dans un contexte archéologique, faisait partie de l’équipe américano-canadienne qui a découvert le crâne. En fait, il s’agissait d’un suivi de recherche sur de premières fouilles qui avaient été effectuées en 1969. La découverte du crâne dont la calotte avait été sciée, montrait la première intervention d’une autopsie dans le nouveau-monde.


Source: Patrimoine militaire canadien - Habitation de Port Royal 1605 détruite en 1613 par des colons anglais de Virginie

L’analyse a révélé que le colon est bel et bien mort du scorbut, une déficience nutritive en vitamine C qui affaiblit les tissus et qui cause l’anémie. Le 10 novembre, la télévision américaine a traité de cette autopsie crânienne pratiquée à l’hiver 1604-1605 à l’Île Sainte-Croix lors de l’émission Skeleton Stories au canal spécialisé Discovery Health.

Notons que l’'hivernement sur l'île Sainte-Croix en 1604  fut très rude : la neige apparaît en octobre et dure jusqu’en avril. Le scorbut était une maladie que l'on ne comprenait guère à l'époque, mais qui faisait de nombreux ravages chez les explorateurs et les marins. 

Il est facile de présumer comment la colonisation aux Îles-de-la-Madeleine fut autant une entreprise hasardeuse. Les hivers de disette semblaient le lot de tous ses habitants jusqu'à l'époque des communications. Un missionnaire de passage mentionne à un moment des repas de soupe à la vache-marine défraîchie...
 

Références:

Séguin, Maurice K. Samuel de Champlain, L'entrepreneur et le rêveur Éditions Septentrion, 2008, 384 p. (Extrait)