samedi 20 mai 2017

Un patriote réfugié aux Îles - Premier ancêtre des Chevrier

Source: www.1837.qc.ca


Un ancêtre des Chevrier aux Îles-de-la-Madeleine est un ancien patriote.

Antoine-Edmond Chevrier (dit Simon), un des patriotes du groupe de Vaudreuil, arrêtés en 1837, se réfugie aux Îles l'année suivante et décide de s'y établir. 


Marine Boudreau 1826-1910
Le 1er septembre 1846, il épouse à Havre-Aubert, Marine Boudreau sous le nom de Antoine-Édouard Chevrier (tel que décrit dans les registres paroissiaux). 

Comme la carte d'avis nécrologique de Marine Boudreau la présente comme Dame Edmond, nous demeurons convaincus que dans l'oralité, ce fut le nom le plus utilisé. On peut penser que le prêtre a fait une erreur d'inscription aux registres ou ce fut peut-être la volonté dudit patriote de dissiper les doutes sur son identité et d'emprunter un autre nom. Si on se fie toujours aux registres des baptêmes et décès, l'épouse d'Antoine-Édmond est née le 17 septembre 1826 et est décédée à 84 ans, le 12 août 1910, et non 87 ans, comme en fait foi sa carte mortuaire. Mais nous n'avons pu vérifier la date exacte de son décès sur les photographies du registre des sépultures dont les pages entre le 23 juin et 31 juillet 1910 semblent ne pas avoir été copiées par l'Institut Drouin.

Né le 19 juillet 1817, Antoine Edmond est le fils de Joseph à Joseph Chevrier (son père étant déjà décédé à son mariage de 1842) et de Marie-Josèphte Riel, de la paroisse de Rigaud, comme en font foi, toujours, les registres paroissiaux. Après avoir eu 11 enfants, dont 6 garçons avec son épouse, Antoine Edmond est décédé le 1er mai 1905 et fut inhumé à Bassin aux Îles-de-la-Madeleine, le 3 mai suivant.

Nous savons que des recherches se poursuivent constamment sur les patriotes et qu'une dame de Rigaud voulait justement plus d'éclaircissement sur le patronyme de Chevrier. Cet article permet de donner un peu plus de précisions aux éléments déjà rendus publics sur le web.

Registres paroisse de Havre-Aubert 1837-1853, Mariage Chevrier-Boudreau, Collection Institut Drouin 1950




Références:

  • Boudreau, Dennis, Dictionnaire généalogique des familles des Îles-de-la-Madeleine 1760 - 1948, Société de généalogie de Québec, contribution no 96 CD 2003, p.2890
  • Collection d'anciennes cartes mortuaires 
  • topo web: www.1837.qc.ca

lundi 15 mai 2017

François Doublet en 1663 - Première tentative de colonisation

15 mai 1663 :

Prise de possession par François Doublet de Sa Seigneurie, les Îles de la Madeleine, dont il avait la concession depuis le 19 janvier 1663.

Notons que François Doublet arrive aux Îles à bord d’un navire de 300 tonneaux appelé le Saint-Michel. Déjà, une vingtaine de Basques sont présents à l’ile de Brion, sous la solde de Nicolas Denys.

Un excellent résumé de Noël Falaise, sur les tentatives de colonisation, est disponible en ligne sur Érudit. Nicolas Denys ne semble pas avoir eu de chance de réaliser un tel projet, et sa présence aux Îles s’est limitée à y envoyer un navire pour la chasse annuelle du morse et du loup-marin.

Les 25 hommes qu’il installe aux Îles avec des vivres, en compagnie de son chirurgien Phillipe Geignard, profiteront des logements et un magasin construit à Havre-Aubert, mais la colonisation ne dura pas un hiver. Les hommes sous la gouverne de Geignard passèrent leur temps à boire et jouer. Cette tentative de colonisation s’avère un échec.

Les chirurgiens accompagnant les explorateurs et marins d’époque étaient vus comme des hommes de confiance. Nous pouvons citer pour exemple le chirurgien de Champlain qui faisait progresser à sa manière les études sur les maladies comme le scorbut. Mais François Doublet eut tort d’accorder la sienne à ce Geignard.





Autres références:



Source: Collection Canada, cote e001384793
"Association pour exploitation des îles Brion oiseaux et Saint-Jean" 1663    
Archives: Site internet du Centre d'archives régional des Îles