samedi 9 juin 2018

9 juin: Journée internationale des Archives


Le 9 juin est la Journée internationale des Archives, créée en 2008. Cette journée universelle permet de démocratiser le métier d’archiviste, mais surtout de souligner l’importance de la préservation des archives qui consignent « les décisions, les actions et les mémoires. Les archives constituent un patrimoine unique et irremplaçable transmis de génération en génération. Elles jouent un rôle essentiel dans le développement des sociétés en contribuant à la constitution et à la sauvegarde de la mémoire individuelle et collective. »

Pour cette occasion, le Centre d’archives régional des Îles vous présente quelques extraits d’un des documents acquis en 2018 par l’entremise du fonds AC1-S21 Chantal Naud. Il s’agit des notes originales du scénario et montage du film Le Ponchon, réalisé par Rosaire Vigneault en 1970. 

Ce choix s’imposait par le fait qu’il apporte des éléments d’informations importants sur le tournage d’un événement qui a marqué l’histoire des Îles-de-la-Madeleine en 1910 et que la donatrice fait partie de ceux qui croient infiniment à la valeur des archives et leur contribution à « l’accroissement des connaissances, le maintien et l’avancement de la démocratie et des droits de la personne, la qualité de vie des citoyens. » *

La lecture du scénario complet, qui sera dévoilé lors de l’exposition sur Rosaire Vigneault à l’automne prochain, rend compte des acteurs de l’histoire des Îles, et de l’émergence des techniques audiovisuelles qui ont permis de démocratiser et élargir le champ les communications aux Îles-de-la-Madeleine. Il faut se mettre dans le contexte d’une époque où seules les images de Radio-Canada étaient captées en français sur le canal 12 depuis 1964. Ceux qui avaient des radios à ondes courtes pouvaient également capter les nouvelles du continent. Ces parcelles d’un document ne sont qu’un exemple des différentes archives qu’il s’impose de préserver. Beaucoup d’archives de nature textuelles, mais également audiovisuelles ou photographiques sont encore dans des placards. Il faut s’adresser au Centre d’archives régional des Îles si vous prévoyez un déménagement, une rénovation ou le ménage d’une succession. Nous offrons des conseils sur les listes de documents à préserver.





Il s'agit seulement d'une courte liste du matériel technique qui fut nécessaires à la réalisation du film. Une liste complète  et même plusieurs artefacts seront présentés à l'automne.

Ce que l'on trouvait dans les maisons de nos ancêtres en 1910



vendredi 8 juin 2018

Éphéméride... 08 juin - Premier entrepôt frigorifique aux Îles en 1938

Entrepôt frigorifique de Fatima en 1960. Source: AC1-S39
Inauguration du premier entrepôt frigorifique aux Îles. 

Cette information tire sa source de l'agenda d'événements historiques publié par Frédéric Landry au Musée de la Mer, en 1993. Il n'est toutefois pas précisé dans quelle localité il fut implanté ni de quelle source l'auteur tirait lui-même son information. Par contre, nous savons que les deux premiers entrepôts furent érigés sous le règne du député Hormidas Langlais si nous reprenons cet extrait d'article de la Boussole :

Les oeuvres de M. Langlais ne se comptent pas. Elles n'ont pas été réalisées avec facilité et malgré qu'il ait été 26 ans au service du comté, des circonstances et des événements incontrôlables ont souvent contrecarré ses efforts  et ses travaux. Au tout début, le gouvernement ne fut au pouvoir que trois années. Les budgets étaient maigres et tout était à faire. Pendant son premier terme il décrocha l'hôpital dont tout le monde réclamait l'érection depuis longtemps. Il fit bâtir deux entrepôts frigorifiques et commencer celui de Grande-Entrée. En voirie, le chemin conduisant à Grande-Entrée était rendu au Détroit quand l'élection de 1939 arriva...

Ces bâtiments se faisaient appeler frigidaire, neigière ou entrepôt selon les localités correspondantes. Voici quelques propos recueillis grâce à au groupe privé Vous-souvenez-vous créé et tenu par Diane Hébert et Robert Leblanc. On y trouve des mines de témoignages historiques sortis des souvenirs des Madelinots, dont nous nous permettons de ressortir ceux relatifs au patrimoine bâti:

Au temps où il n’y avait pas un frigidaire par maison, la plupart des cantons se servaient de neigières ; voici celle qu’il y avait à L’Anse aux baleiniers à Fatima. Elle était bâtie thermos (la froideur ne sortait pas et la chaleur n’entrait pas). Au printemps, avant le dégel les gens l’emplissaient de blocs de glace et elle pouvait conserver le poisson et autre aliment jusqu’à la prochaine saison froide. (JG.P)
Certains « frigidaires » auraient été bâtis pendant la guerre de 1939-1945 pour congeler du poisson pour l’effort de guerre et, tout comme la « Canapro », auraient fonctionné avec des génératrices pour le courant et peut-être certains entrepôts frigorifiques auraient fonctionné avec des moteurs diesels et ce, avant la venue de la Coopérative d’Électricité des Iles... (A.C.)
À Havre-Aubert elle était près du lac à Alfred où est l’ancien garage de Armand Cormier et on coupait la glace sur le lac à Alfred. Bien après le frigidaire est arrivé on louait des casiers pour entreposer la viande. (L.B.)