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mercredi 4 avril 2018

Éphéméride... 4 avril - Décès de Mgr Jérémie Blaquière en 1941

Source: Histoire des acadiens de l'IPE,
1976 par JH Blanchard


Décès de Mgr Jérémie Blaquière, curé de Lavernière, à l'âge de 75 ans.

Jérémie Blaquière est né à Rustico sur l'Île-du-Prince-Édouard le 6 août 1865. Il est le sixième d'une famille de onze enfants dont les parents sont André Blaquière et Marguerite Pitre. 

Après quatre ans d'études à Rustico où il fait son école normale au collège Prince de Galles, il entre au Collège Saint-Dunstan. Il y fait ses études classiques et obtient son baccalauréat. Il  poursuit ses études au Grand Séminaire de Québec. Le 9 juin 1892, il est ordonné à Charlottetown puis, pendant trois mois, il sera vicaire sacerdotal dans son village natal de Rustico. Le 27 septembre 1892, il est nommé curé de la paroisse Sainte-Madeleine de Havre-aux-Maisons où il demeure pendant sept ans.

Le 28 novembre 1899, il obtient la cure de Saint-Pierre de Lavernière où il entreprend la rénovation et l'agrandissement de l'église ainsi que la construction de l'Académie Saint-Pierre un peu plus tard. Mgr Blaquière avait à coeur l'éducation. Il a été membre du Bureau des Examinateurs et c'est lui qui présente aux députés de l'Assemblée Nationale du Québec, son projet d'école normale pour les Îles-de-la-Madeleine. Il est nommé Prélat Domestique (Vicaire général) le 8 novembre 1932. D'une nature autoritaire, dynamique et sociable, plusieurs Madelinots l'appréciait et se sont réunis en grand nombre lors des funérailles suivant son décès, le 7 avril 1941, à l'âge de 75 ans et 8 mois.



Source : Blanchard, J.H., Histoire des Acadiens de l'Île-du-Prince-Édouard, Williams & Crue Limited, Summerside, 1976, np. Voir exposition virtuelle de l'église de Lavernière.


Naud, Chantal. Îles-de-la-madeleine. Deux siècles d'histoire : 1793-1993, Les Éditions Vignaud, p.86       

jeudi 22 mars 2018

Éphéméride... 22 mars - Décès tragique dans une mine de manganèse en 1941

Source: Collection AC1-S39 Jean-Guy Poirier
22 mars 1941:

Albin Petitpas, 36 ans, employé à la mine de Manganèse située à Cap-aux-Meules, meurt tragiquement alors qu’il tombe d’une plateforme de bois qui oscille et que la terre s’effondre sur lui. Après plusieurs jours de recherche, l’espoir de le retrouver vivant est abandonné.  




Référence : The Lethbridge Herald de Lethbridge, Alberta du 27 mars 1941

samedi 4 novembre 2017

Éphéméride 4 novembre - Naufrage du SS Chelatross en 1941

4 novembre 1941:

 Le vapeur S.S. Chelatross de 2213 tonneaux, enregistré à Syra, en Grèce, fait côte à l'Île Brion dans une brume très dense le 4 novembre 1941. Parti de Québec le 2 novembre 1941, il se dirige vers Halifax pour se joindre à un convoi se dirigeant vers l'Angleterre. Sa cargaison est évaluée à plus d'un million de dollars (camions d'armée, jeeps, pièces d'artillerie, armes, matériel de guerre, zinc, aluminium, cuivre, plomb etc.). Deux navires viennent aider au renflouage. L'opération est difficile dû à une tempête subite et violente. Le Franklin retournera deux ans de suite sur l'épave pour récupérer du matériel, soit près de 6 200 tonnes. 


Références: 
Liste condensée des naufrages du Centre d'archives régional des Îles, 2011 
Landry, Frédéric. Dernière Course, La Boussole, 1989,

lundi 5 septembre 2016

Éphéméride... 5 septembre - Départ de familles pour l'Abitibi

Source:  Eugène Gagné, BANQ

5 septembre 1941:

La surpopulation et la pauvreté pousse les Madelinots à quitter les Îles suite aux propagandes de colonisation instaurées par le Gouvernement.  Une première vague de 14 familles, comprenant 101 personnes,se dirigent vers l'île Nepawa en Abitibi, le 5 septembre 1941.

Les familles de Havre-aux-Maisons faisant partie de cette expédition sont celles de: Azade Poirier, Ernest Poirier, Hypolite Poirier, Albert Poirier, Léoni Poirier, François Thériault et Dolor Boudreau.

Une famille de Fatima, soit celle de Nelson Longuépée fait partie du groupe ainsi qu'une autre de Grande-Entrée, soit celle de William Lapierre.  Les familles d'Ernest et Alosius Richard, d'Ernest Cyr, d'Eusèbe Bénard et d'Hubert Leblanc ne restèrent que deux ans à l'Île Nepawa.

L'année suivante, soit le 4 août 1942, 13 autres familles suivront : des Loiseau, Aucoin, Arseneault, Langford, Bénard, Poirier, Turbide, Richard et Cyr. Plusieurs d'entre elles ne resteront pas longtemps sur l'île et s'installeront plutôt à  Sainte-Anne de Roquemaure. 

À ces premiers colonisateurs, s'ajouteront plus tard, Massé, Painchaud, Nadeau, Gaudet et Sullivan, constituant les nombreux patronymes madelinots en Abitibi. 

Notons qu'un documentaire existe sur cet événement marquant de l'émigration madelinienne par les réalisateurs Sylvio Bénard et Céline Lafrance: Des îles de la Madeleine à l'Ile Nepawa. Les auteurs ont également édité un livre aux Éditions de la Morue Verte en 2017. Leur démarche a permis de retracer toutes les familles ayant pris part à l'expédition.






Pour d'autres références aux familles madeliniennes dispersées sur le continent, voir aussi le livre de Pauline Carbonneau édité en 2009 et réédité avec ajout et corrections en 2016:  Découverte et peuplement des Îles-de-la-Madeleine.

vendredi 15 avril 2016

Éphéméride... 15 avril - Mgr André Arsenault arrive à la cure de Lavernière en 1941

Source: Centre d'archives régional des Îles,
Journal Madelinot vol 1 no 1 15 juillet 1965 p 2_
Mgr Andre Arsenault



Mgr André Arsenault est né à l’Ile-du-Prince-Édouard le 22 avril 1895. Il est le 10e d’une famille de 15 enfants. Juste avant la fin de ses études classiques, il doit entrer dans l’armée pour la guerre 1914-18, d’où il revient blessé. Il termine ses études et en 1920, entre au Grand Séminaire de Québec en théologie. Aussitôt après son ordination en 1924, il arrive aux Îles-de-la-Madeleine sur le bateau « Lovat » où le curé de Lavernière Mgr Blaquière l’amène à l’Académie Saint-Pierre pour qu’il y enseigne le français. En 1931, il devient le 3e directeur de l’Académie tout en enseignant le cours de tenue de livres de 1933 jusqu’en 1941.

C’est surtout de là qu’il recrutera les différents directeurs de cantons qui composeront la Société de Prévoyance* qu’il met sur pied en 1944. Les années 30 et 40 étant propices à l’établissement de plusieurs coopératives aux Îles, Mgr Arsenault jugeait important la poursuite de l’enseignement des matières commerciales, malgré la création de l’école régionale d’agriculture et l’enseignement des pêcheries. Il passe les 30 dernières années de sa vie comme curé de Lavernière dont il prend la cure le 15 avril 1941. Il reçoit l'honneur de la prélature romaine en 1951 et la charge de vicaire général avec le titre de monseigneur en 1954. En 1971, Mgr Arsenault prend une semi-retraite au Centre hospitalier de l'Archipel et à la Villa Plaisance où il offre les services spirituels de sa fonction.

Il rédige durant cette période, les notes autobiographiques de sa vie qui composeront le livre de la Collection histoire de Frédéric Landry publié en 1997, aux Éditions La Boussole.

Il décède le 11 février 1985, après une vie de dévouement discret, de discipline personnelle et d'un attachement profond à l'Église.

* Un nouveau fonds d'archives acquis par donation, en juin 2012 




Références: 

Fonds AO20 Société la Prévoyance, Centre d'archives régional des Îles, livre des procès-verbaux, 12 mars 1944 au 13 juin 1993 



Landry, Frédéric, Regard sur le passé: Mgr André Arsenault 1896-1985, autobiographie et notes historiques, La Boussole, 1995, 95 p.

Naud, Chantal, Îles de la Madeleine 1793-1993, Deux siècles d'Histoire, Éditions Vignaud, p. 130-131.


 






samedi 9 novembre 2013

L'histoire de la goélette à Cléophas...

Le 5 septembre 1941, une première vague de 102 Madelinots s'en vont s'établir à  
Ste-Anne de Roquemaure et à l'Ile Nepawa. Suivent ensuite plusieurs familles le 4 août
 1942 et les années suivantes d'avantla fin de la guerre
 Source:  Cote E6, S7, P7242, Eugène Gagné, BANQ
Source: Office du film du Québec, Cote E6, S7,
P7207, Archives nationales du Québec, Québec









Trouvée au fil de recherches de liens généalogiques, cet article d'une résidente d'Abitibi, dont les ancêtres sont des Madelinots, nous a beaucoup ému et nous le partageons avec vous... Il est d'autant pertinent que les photos des Archives nationales du Québec, qui accompagnent le texte, avaient été publiées sur le site du groupe "Vous souvenez-vous" et avaient suscités énormément de réactions.


E6,S7,SS1, P3197 Madelinots au Jardin zoologique de Québec 1941
On y apprenait que la famille d'Emmanuel Poirier prenait part à cette émigration en 1942 vers l'Abitibi, mais on en savait guère plus sur le nom du bateau et les autres madelinots. Voici tout au moins, une partie des réponses sur le blog suivant.

Au fil de nos recherches, nous avons trouvé d'autres photos de l'Office du Film du Québec, Fonds Ministère de la Culture, des communications et de la condition féminine, numérisées par Bibliothèques et Archives nationales du Québec.  Ces photos sont toutes du photographe Eugène Gagné qui accompagnait les inspecteurs de la colonisation tout au long de leur périple vers les régions à coloniser.
E6,S7,SS1, P3198 Madelinots de passage à Québec vers l'Ile Nepawa, 1941

Comme en fait foi ces photographies, plusieurs arrêts  étaient prévus pour agrémenter les nouveaux colons.

samedi 1 juin 2013

Éphéméride... 01 juin - Travailleurs des Îles à Pictou

Source: BANQ
Extrait du film "Les Îles de la Madeleine"
de l'abbé Maurice Proulx, 1956
01 juin 1941 :  

Recensement de 225 femmes et de 198 hommes nés au Québec et qui vivent dans le district de Pictou en Nouvelle-Écosse. On peut croire qu'il s'agit pour une bonne part de travailleurs Madelinots employés dans les conserveries, les chantiers maritimes ou les usines.