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mercredi 10 avril 2019

Des archives, c'est quoi? Parlons de bandes sonores


Le Centre d’archives régional des Îles préserve une partie du patrimoine vivant des Îles sur bobine ou bandes magnétiques, communément appelées bandes sonores. Il s'agit un peu de l'ancêtre des cassettes 8 pistes et des petites cassettes. La génération millénaire n'a pas connu ces types de supports! 

Après des donations de fonds majeurs comme ceux d’Avila Leblanc (Fonds AP14), du Père Anselme Chiasson (Fonds AC1-S33) et de Rosaire Vigneault (Fonds AP9), l’amélioration de la capacité numérique de préservation s’avérait le premier pas à franchir pour espérer ensuite une étape de migration sur un format permettant la consultation et/ou la diffusion. Le premier projet pluriannuel de Patrimoine Canada, terminé en mars 2019, a permis au CARDI de se doter, entre autre, de ces unités de stockage.

Entreposées au fil des années dans des endroits parfois aussi surprenants que des boîtes à soulier ou cartons vides de pâtés, les bobines nous parviennent dans un état difficile à évaluer, tant que le transfert n’a pas eu lieu. Mais le fait de les avoir préservées malgré l’absence des lecteurs permettant leur écoute, témoigne d’une volonté de conservation et de l’espoir d’un jour, y avoir accès. Nous ne sommes pas si loin du but! 

Les récentes expériences nous ont prouvé la grande qualité sonore de ce type d’archives. 

Il importe de les traiter rapidement. Il faut les déposer dans des contenants adéquats et les conserver dans un endroit tempéré, sans écart subit d’humidité, de la chaleur, de la poussière, de la lumière et de manipulation maladroite. 

Pour vous donner une idée de l'immense travail de recherche, et des découvertes reliées au monde des bandes magnétiques, voici un lien vers des archives québécoises ayant fait l'objet d'un traitement à la BAnQ, dans la collection d'Yvon Deschamps: L’Osstidcho

Nous espérons un jour en faire presque autant avec les magnifiques extraits du folklore madelinot!

Pour en savoir un peu plus sur les bobines et autres types d'archives sonores, le Centre du patrimoine de Manitoba répertorie sur son site, plusieurs catégories de ces formats.

lundi 13 avril 2020

C'est quoi des archives? Parlons de spicilèges...

On connaît le mot «Scrapbook" mais non son terme exact en français. Ces rassemblements d'articles de journaux, photos et autres archives éphémères sont des spicilèges. Et oui, ce sont des archives. Souvent de nature familiale, on y compile des éléments de la vie d'une personne ou de famille, parfois d'un village. On peut y retrouver des souvenirs de voyage ou d'un événement majeur qui a couvert l'actualité. 

AC1-S28 Louis-T Blais

Le Centre d’archives régional des Îles en détient un tout à fait inusité. Dans les années 1940, Louis-T Blais, propriétaire d’installations d’huile de morue et de loup-marin à La Tabatière, songeait à installer une telle usine aux Îles-de-la-Madeleine. Est-ce pour cette raison que ses albums, rassemblant de nombreuses coupures de journaux de l’époque sur le sujet, se sont retrouvés au grenier d’une maison des Îles? Ou peut-être parce que ses installations de la Tabatière ont été acquises dans les années 1980 par Madelipêche? Il est impossible pour nous de savoir avec certitude leur cheminement, mais ce type d’archives est très intéressant pour les recherches sur la transformation des produits marins durant la Deuxième Guerre mondiale et l’après-guerre.  Louis T-Blais possédait toute une flotte de bateaux chargés de l’approvisionner et tenait un compte rigoureux des activités dans le domaine des pêches et de la chasse aux phoques : le prix de l’huile ou du poisson sur les marchés, les difficultés d’approvisionnement ou de distribution, etc.

Avant de jeter des albums dont le contenu vous semble inutile, informez-vous auprès du Centre d'archives régional des Îles (archiviste@centredarchivesdesiles.org), il y a parfois toute une histoire qui se cache derrière ces trouvailles. Pour en connaître plus, vous pouvez aussi consulter notre série Des archives, c'est quoi?



mercredi 29 avril 2020

Des archives, c'est quoi? Parlons de négatifs...

Les négatifs que nous trouvons dans nos vieilles enveloppes ou ailleurs, sont précieux! Il s’agit d’ailleurs d’une photo dans son format de capture d’origine. De plus, il arrivait parfois qu’une portion de l’image soit amputée selon le format de développement choisi à l’époque. Il importe donc de les conserver, car il s’agit des photos originales, tandis que la photo sur papier n’est qu’un tirage.  Il peut arriver aussi qu’un négatif n’ait jamais été tiré sur papier ou que ce tirage ait disparu au fil du temps (incendie, bris, etc.). Nous faisons parfois l’erreur de jeter ces négatifs en nous disons que nous possédons la photo sur papier. 

Au cours de l’évolution de la photographie en format 35 mm et 120 mm, les négatifs ont aussi leur importance, du fait que l’on peut ainsi voir le fil des images captées les unes à la suite des autres.


Depuis le milieu des années 50, les films à base de nitrate (hautement inflammables) ont été remplacés par les films à base d’acétate. Mais l’acétate de cellulose peut dégénérer plus vite que le film nitrate. Il faut surveiller dans ce cas le « syndrome du vinaigre ». Le processus de dégénérescence du film dégage des vapeurs acides qui ont une forte odeur de vinaigre. Ces vapeurs peuvent contaminer les films avoisinants. 

Il est donc important de séparer les films suspects en les mettant dans des enveloppes séparées.  Les négatifs en couleurs ne doivent pas être conservés avec les négatifs en noir et blanc.

Le Centre d’archives régional possède les gabarits nécessaires pour numériser les négatifs anciens, plus grands que les formats standards de 35 mm.Nous vous invitons à ne pas vous en départir ou si vous le faites, à les offrir au CARDI pour ses collections patrimoniales. Nous pourrons également essayer de les identifier grâce au principe de provenance du fonds et des différentes informations collectées à la source. L’exemple illustré provient d’une série d’anciens négatifs reçus par le CARDI sans identification. Ils ont été attribués au fonds AC1-S32 Famille Savage suite à des informations sur des enveloppes et des comparaisons d’autres collections (Brophy). Si vous connaissez ces personnes, probablement de La Grave, merci de nous en informer.

samedi 23 mars 2019

Des archives c'est quoi? Parlons de diapositives...



Le Centre d’archives régional des Îles s’est doté d’un appareil de qualité professionnelle permettant une numérisation optimale de ce type d’archives. Au fil des ans, ce type de support a pratiquement disparu et peu de personnes conservent encore ces appareils de lecture encombrants. Pourtant, les diapositives sont des négatifs et leur potentiel de reproduction est très grand. Il faut par contre les préserver de la chaleur, de la poussière, de la lumière et l’humidité excessives. Le centre d’archives possède les boîtes de conservation au format requis ainsi que les produits de nettoyage permettant d’éliminer une grande partie des traces laissées par le temps.

Parmi les principaux fonds où l’on retrouve un assez grand nombre de ce type d’archives traitées ou en voie de traitement, nous retrouvons le fonds AP5 Père Yvon Cormier, le fonds AP11-S1 Pauline Carbonneau, AP9 Rosaire Vigneault et AP18 Albert G. Farrah et Herméline Arseneau.

mardi 5 mai 2020

C'est quoi des archives? Parlons des annuaires...

Les annuaires, un monde d’information... 

Les annuaires téléphoniques des Îles ne sont sans doute pas les plus épais du Québec, mais ils nous en apprennent beaucoup sur la population d’une époque, le nom des commerces, la localisation de nos ancêtres, le boum immobilier des années 80 -  moment où les annuaires sont plus denses (quelques millimètres de plus!). Le premier annuaire connu, rassemblant les numéros de téléphone aux Îles, remonte à 1957. Il faut dire que la fin de l’installation des fils correspond à la fin de l’installation des poteaux d’électricité d’une île à l’autre, en 1955. Il existe aussi des annuaires alphabétiques plus anciens qui établissaient la liste des commerces, des résidants et leur métier. Par exemple, une section du McAlpine's Nova Scotia directory  de 1907 dresse une telle liste. Il ne figurait aucun numéro de téléphone puisque les seuls liens existants de l'époque consistaient en quelques stations télégraphiques. Ces bottins étaient conçu pour promouvoir les entreprises et mettre en évidence le potentiel de croissance et la valeur économique d'un Canada jeune et en développement. Un peu l'ancêtre du Canada 411! Pour votre curiosité, vous pouvez également consulter aux Archives du Canada, celui de la période suivante: 1890-1897 (pages 1384 à 1394)

Pour en revenir aux annuaires téléphoniques, il s’agit de documents imprimés en série (sauf les photocopies du tout début), mais il en subsiste peu des premières années. Le CARDI rassemble toute de même une collection assez complète. Si vous avez ceux de 1958 à 1961 (s’ils existent), merci de nous en faire part. Et peut-être celui de 2012-2013 qui nous a échappé au cours des années! Nous savons par contre qu'il n'y en a pas eu en 1964, grâce à un article du journal Le Madelinot de juillet 1965.



À titre informatif et, pour vous faire sourire, voici les directives apparaissant dans les premières pages du premier annuaire Magdalen Islands telephone directory, en anglais tout d'abord et en français:

INSTRUCTIONS FOR THE USE OF A DIAL TELEPHONE TO CALL A PARTY NOT ON THE SAME LINE:
Remove handset, listen to ensure the line is not in use by another party. Wait for DIAL TONE (a continuous tone), dial the number required. A ring tone will indicate that the party is being called. If busy tone (BUZZ-BUZZ-BUZZ tone) is heard, the line is in use.
Replace the handset and call later.
 TO CALL A PARTY ON THE SAME LINE:
Remove handset, listen to ensure the line is not in use by another party. Wait for DIAL TONE (a continuous tone) dial the required number. Busy tone (BUZZ-BUZZ-BUZZ) will be heard. Replace your handset. Your telephone and the called telephone will ring the required code. When the ringing stops remove your handset and speak. If the called party does not answer, remove and replace handset to stop the ringing. 
TO CALL GRINDSTONE OPERATOR FOR A LONG DISTANCE CALL OR INFORMATION: 
Remove handset, listen to ensure that the line is not in use by another party. Wait for DIAL TONE (a continuous tone), dial O. The operator will answer. If a busy tone is received, it means all the speech paths are in use. Replace handset. Ca1l later. 
Kindly replace handset after each call, otherwise your instrument will hinder incoming and outgoing calls from your party.

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INSTRUCTIONS POUR L’USAGE D’UN TÉLÉPHONE À CADRAN
POUR APPELER UN PARTI NON SUR VOTRE LIGNE :
Enlevez le récepteur, écoutez pour vous assurer que la ligne n’est pas engagée par un autre parti. Attendez pour le ton de signaler votre numéro (un ton continuel), et signalez le numéro désiré. Un ton interrompu vous indique que votre appel est placé. Si le numéro appelé est occupé, un ton bourdonné sera indiqué. Replacez le récepteur, et appelez plus tard.
POUR APPELER UN PARTI SUR VOTRE LIGNE :
Enlevez le récepteur, écoutez pour vous assurer que la ligne n’est pas engagée par un autre parti. Attendez pour le ton de signaler votre numéro (un ton continuel), et signalez le numéro désiré. Un ton bourdonné sera indiqué. replacez le récepteur. Votre téléphone et celui du parti appelé commenceront à sonner. Lorsque le son arrête, enlevez votre récepteur et la conversation est permise. Si le parti appelé ne répond pas, enlevez et replacez immédiatement votre récepteur pour arrêter le téléphone de sonner. 
POUR INFORMATION, LONGUE DISTANCE OU LE CENTRAL DU CAP-AUX-MEULES 
Enlevez le récepteur, écoutez pour vous assurer que la ligne n’est pas engagée par un autre parti. Attendez pour le ton de signaler votre numéro (un ton continuel), et signalez le « 0 ». L’opérateur répondra. Si un ton bourdonné est entendu, cela indique que les deux lignes du Capa-xu-Meules sont engagées. Replacez le récepteur, et appelez plus tard. 
S’il vous plait, replacez le récepteur après chaque appel, autrement cela empêche les autres partis de se servir de leur téléphone. 



Références: AC1 CARDI - Collection annuaires téléphoniques

samedi 30 mars 2019

Des archives c'est quoi? Parlons de registres...


Le Centre d’archives régional des Îles est parfois questionné sur les vieux registres d’organismes, d’institutions ou de marchands. Certains les appellent « les grands livres ». Il peut s’agir aussi de registres comptables ou administratifs dont le terme anglais était plus couramment utilisé : Ledger ou Order book. Nous n’avons pas tous les équipements nécessaires pour leur redonner leur beauté d’antan, mais nous pouvons offrir les conseils de manipulation et de protection. Et mieux encore, nous pouvons ouvrir un fonds permettant de les protéger indéfiniment tout en mettant leur contenu en valeur selon la convenance du donateur. 

À NE PAS FAIRE: conserver les registres en pile les uns sous les autres! Tout comme votre dos, une tranche ne résistera pas à ce poids durant des semaines, des mois et des années...

À NE PAS FAIRE: conserver un registre au fond d’une boîte posée à même le sol; il y a risque de dégât d’eau, même si vous pensez que c’est toujours sec et pratiquement impossible chez vous!

À NE PAS FAIRE: conserver un registre dans un sous-sol ou une remise non chauffée et humide ou près d’une fournaise ou importante source de chaleur (foyer, calorifère, grenier, etc.) 

À NE PAS FAIREfeuilleter les pages sans gants et exposer les registres sans protection de la lumière, de la poussière, des insectes et des rongeurs.

À NE PAS FAIREmanger ou boire sur une table ou un bureau où sont posées vos archives.

Le Centre protège ce type d’archives dont les plus anciennes sont retrouvées principalement dans les fonds suivants: AP5 Famille Auguste LeBourdais, AE2 Coopérative La Sociale, AP16 Isidore Boudreau, AO26 Chevaliers de Colomb, AC1-S51 Paroisse Saint-François-Xavier AC1 Municipalités scolaires des Îles, AM1 Municipalité des Îles, etc.


samedi 16 mars 2019

C'est quoi des archives? Parlons généalogie et cartes funéraires...



Le Centre d’archives régional des Îles a beaucoup enrichi ses fonds généalogiques grâce à cette forme d’archives parfois abandonnée au fil des années dans les familles moins nombreuses ou sans enfants. Souvent, la meilleure photo d’une personne disparue se retrouve sur ce petit signet au moment du décès d’un être cher, et la conserver permet de retracer un membre de son arbre généalogique et relier les chaînons manquants. Nous accueillons volontiers ce type de document. Précisons que la personne n’a pas besoin d’être décédée aux Îles-de-la-Madeleine pour que ce souvenir soit pertinent à la généalogie, il suffit qu’elle y ait eu des liens familiaux. 

Tellement de familles ont émigré et même parfois fondé des villages sur la Côte-Nord, à Blanc-Sablon (1854), Havre-Saint-Pierre, Natashquan (1855), Sept-Îles (1872), Lac-au-Saumon, St-Théophile de Beauce, Kénogami, Sept-Îles, L’Ile Nepawa. Certains autres sont demeurés à Pictou, Charlottetown, Montréal (Verdun, LaSalle, etc.). Plusieurs descendants des Îles ont sans doute laissé leur trace dans ces villages, villes et arrondissements! Nous leur souhaitons d’ailleurs une très belle vie par la même occasion et les invitons à reprendre contact avec leurs racines des Îles!