jeudi 18 septembre 2014

Éphéméride... 18 septembre - Pose du nouveau logo sur le bâtiment du Centre d'archives régional

Alphonse Forest, administrateur au CA 
Voici notre nouveau logo posé sur le mur du Centre d'archives par notre généreux administrateur, Alphonse Forest, toujours dédié au progrès de notre organisme auprès duquel il siège depuis de nombreuses années.Nous le remercions sincèrement pour sa contribution.

Notez que ceux qui sont intéressés par le patronyme des Forest, trouveront des informations généalogiques dans le livre de La famille de Jeffrey Forest et d'Alexina Gallant,écrit par Laurence Forest-Simard en 1987, qui se retrouve au Centre d'archives depuis l'événement des Retrouvailles de Forest aux Îles-de-la-Madeleine.


Comment repérer une épave...

Photo: Montage du Centre d'archives régional des Îles
Le 18 septembre 1914, deux ans après la tragédie du Titanic et la récupération de corps par le CGS Montmagny, un ravitailleur de phares canadien, ce même bateau est percuté par un charbonnier au large de l'Isle-aux-Grues, emportant avec lui deux familles de gardiens de phare (Madame Joseph Richard et ses 7 enfants et Madame Joseph Lavallée et ses 4 enfants).  Cette tragédie n'est pas sans rappeler les nombreux événements ayant entouré les familles et gardiens du phare du Rocher-aux-Oiseaux aux Îles-de-la-Madeleine durant des décennies.

Depuis 1919, aucune recherche n'est plus conduite sur les lieux du naufrages mais la tenue prévue d'un documentaire en 2011, mènent à la découverte des coordonnées initiales du naufrage transmises aux navigateurs de l'époque et comme le 2 novembre 2010, le Guillemot, vedette de sondage de l'Institut Maurice-Lamontagne doit se rendre tout près pour effectuer des relevés bathymétriques, son échosondeur multifaisceaux repère finalement l'épave à 15 mètres du fond. 

Est-ce à dire que l'on doit s'attendre à d'autres découvertes, avec la multiplication d'équipes de tournage et les moyens technologiques dont disposent maintenant les bateaux (même pour la pêche)? Sans doute. Mais espérons que nous pourrons être en mesure de préserver ce patrimoine sous-marin et faire bénéficier la population d'une partie de l'histoire qu'il révèle.  

Source : Vézina, Alain. Le Montmagny et le Titanic, une fatalité partagée. Cap-aux-Diamants, no 117, printemps 201, p. 24 à 26.. http://www.erudit.org/culture/cd1035538/cd01361/71627ac.pdf

mercredi 10 septembre 2014

Les archives, c'est quoi?


Les archives, c'est quoi?

Le patrimoine archivistique se distingue des autres catégories comme le patrimoine bâti, patrimoine matériel, paysager, l’art public, etc. 

Le patrimoine archivistique est constitué de tous les supports servant à l'enregistrement d'informations. Il peut s'agir de plans, photographies, diapositives, films, enregistrements sonores et informatiques ou tout documents écrits témoignant des réalisations d'une foule de personnes et d'institutions du milieu. C’est un ensemble des documents produits ou reçus par une personne ou un organisme pour ses besoins ou dans l'exercice de ses activités et conservés pour leur valeur d'information générale et/ou historique, car les documents d’aujourd’hui sont les archives de demain.

Distinction sommaire d'un fonds et d'une collection:

Lorsque ces ensembles de documents et archives sont créés ou produits par la personne ou l'organisme en question, c'est ce qui constitue un fonds d'archives, tandis que les archives cumulées, collectionnées et reçues dans sa vie ou l'exercice de ses fonctions, deviennent une collection (ex: journaux, monnaie, timbres, autographes, gravures, etc.)

Étiquette d'emballage d'une boîte de conserve de homard
A019 Collection de photos numériques du Centre d'archives régional des Îles.  


Notons que la valeur historique de certaines collections peut être aussi valable que celle d'un fonds, dans la mesure où elle regroupe un ensemble d'archives rares ou thématiques et que le détenteur principal de ces documents n'existe plus et/ou n'a pas rassemblé ses archives en vue de sa conservation ou sa disposition auprès des chercheurs. 

En plus d'acquérir, traiter, conserver et diffuser ces fonds et collections, les centres d'archives établissent des instruments de recherche (guides de dépôt, inventaire, banques de données, index, répertoires, tableaux chronologiques, etc.) qui servent aux besoins des chercheurs (individus, organismes, entreprises) qui en expriment le besoin.


"Notre patrimoine, c'est ce qui reste d'un travail, d'une vie, d'une langue et d'une histoire que nous côtoyons chaque jour. C'est ce qui est arrivé et qui bien souvent continue encore...(...) la vie d'une culture pleine de luttes et de victoires..." Ministère des Affaires culturelles, les leçons du passé, le Bureau  régional de l'Est du Québec, 1978, p.4 

dimanche 7 septembre 2014

Éphéméride... 7 septembre - Décès du missionnaire Alexis Bélanger


Alexis Bélanger, prêtre missionnaire
Source: Fonds numérique du CARDI 
7 septembre 1868:

Décès de Alexis Bélanger (Voir biographie) à Baie Saint Georges (Terre-Neuve), à l'âge de 60 ans.

Il avait accompagné un groupe de Madelinots, soit les familles de Jean Cormier, Vital Chevarie, Fabien Lapierre et Isidore Vigneau) s'étant expatrié à cet endroit au printemps de 1850.

Arrivé aux Îles en 1839 et déterminé à y rester plus que son mandat de trois années obligatoires, il fut responsable de la construction de la première école des Îles, à Havre-Aubert, dès son arrivée. Il y avait 1380 habitants aux Îles à cette époque.

Source: Naud, Chantal, Îles de la Madeleine 1793-1993, Deux siècles d'histoire, Les Éditions Vignaud, 1993, Iles de la Madeleine, 240 p.

mardi 2 septembre 2014

Éphéméride... 2 septembre - Le principal de l'École normale de Havre-aux-Maisons en 1951

2 septembre 1951 :


Le Madelinot, vol. 4, no 1, 15 janvier
1969, page 7
 Le Père Raymond Cyr est nommé principal de l'École normale de Havre-aux-Maisons.

Ordonné prêtre le 31 mai 1947, l’abbé Cyr est né le 21 février 1919, à Grande-Entrée. Il est le fils de Marie-Céline Thériault et John Cyr. Cinquième d’une famille de onze, Raymond est le frère de Béatrice, Joseph-Lionel-Edward, André, Isaac, Lucie, Jérôme, Augustin-Lomer, Thérèse, Joseph-Firmin-René et Jean-Hilaire.

Il fait ses études classiques à Charlottetown et théologiques à Québec. En 1947, il débute sa prêtrise à Maria, à Bonaventure, puis il dessert une réserve micmac ensuite. De 1949 à 1951, il est vicaire à Bassin puis, en 1951, nommé «principal» de l’école normale de Havre-aux-Maisons. Dans le cadre de cette fonction, l’abbé Cyr est amené à partager son temps entre l’enseignement et l’administration. Considéré, avec le père Alfred Gallant, comme un important propagandiste du mouvement coopératif aux Îles, il les parcoure avec lui chaque hiver dans les années 1950 pour tenir les cercles d’étude , ainsi que l’École des Parents « destinée pénétrer les principes d’éducation et d’économie dans les foyers des Îles.» [1]

Raymond Cyr raconte l’histoire de sa paroisse natale dans le journal rural Le Phare  et plus tard dans Le Madelinot, laissant ainsi plusieurs renseignements précieux sur cette étape à la prospérité. Il collaborera aussi  à La Boussole. 

À la fermeture de l’école normale de Havre-aux-Maisons en 1968, il est nommé à la cure de la paroisse de Havre-aux-Maisons, qu’il dirige jusqu’en 1985. Le père Raymond Cyr est décédé le 23 novembre 1995, léguant un chèque de 27 777. 63 $ à  « la Fondation du Centre hospitalier de l’Archipel » ce qui constitue alors le premier héritage reçu par cette fondation. En 1992, la paroisse de Havre-aux-Maisons lui rend hommage par une sculpture de Rémi Richard. 

[1] La Boussole, avril 1954, p.11

Références : Le Madelinot, vol. 4 no 1, 15 janvier 1961, p.7
Le Radar, 26 janvier 1996, p. 19
Le radar, 21 février 1997, p.2