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dimanche 8 novembre 2020

Éphéméride... 8 novembre - Inauguration d'une mine de Manganèse


AC1-S39 Collection Jean-Guy Poirier


8 novembre 1940 :

Inauguration d'une mine de manganèse à Cap-aux-Meules. Dès 1881, ce métal était détecté aux Îles à plusieurs endroits par le géologue J. Richardson. 

Le président de Quebec Manganese Mine, M.L. C. Carroll vient aux Îles en compagnie de 19 journalistes canadiens et américains pour inaugurer officiellement la nouvelle mine située non loin de la chapelle anglicane de Cap-aux-Meules sur le terrain des Buck.

4 000 parts furent vendues à La Bourse le 4 novembre, faisant monter les prix des actions de plus de 342 %.  

Un Madelinot, Albin Petitpas, perdra la vie à la suite d'un éboulement, le 23 mars 1941.

Les dépenses d'exploitation ne permettent pas de maintenir les activités et la mine ferme le 20 novembre 1948.



Source: Collection du CARDI,  journal Le Phare 1 septembre 1947, page 1

Références: La Gazette du Nord, 10 novembre 1949, p.19.

jeudi 1 mars 2018

Franklin Delaney, portrait d'un bâtisseur... 1940-2018

Source photo: CFIM

Franklin Delaney est né en 1940 à Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine, il est le fils de Albert Delaney et de Claudia Arseneau. Dès l’âge de 13 ans, il quitte les Îles pour ses études classiques (B.A.) au Collège de Bathurst au Nouveau-Brunswick, qu’il termine en 1961. Il est ensuite licencié en droit de l’Université d’Ottawa en 1967 et admis au Barreau du Québec en 1968. Dès sa sortie de l’Université, il entre au CRTC, en devient le secrétaire et quitte l’organisme en 1971 pour acquérir et diriger une entreprise de stations de radio au Québec jusqu’en 1982.


Il participe aussi à différents projets dans le domaine des communications. De 1982 à 1990, monsieur Delaney est au service de la Société Radio-Canada comme conseiller du président, puis devient premier vice-président de la Société et vice-président de la télévision française. Il est aussi président fondateur de TV5 en 1988.

À partir de 1990, il agit à titre de consultant pour plusieurs entreprises, organismes et gouvernements dans le domaine de la radio, de la câblodistribution, des télécommunications, de la production télévisuelle et cinématographique. De 1998 à 1999, il préside TQS inc. Au cours de sa carrière, il a participé à de nombreuses études et rapports dans le domaine des communications ; il fut particulièrement actif dans la promotion de l’audiovisuel de langue française. Il a siégé aux conseils de plusieurs organisations dans le secteur des communications, des arts et de la philanthropie.

Le 9 juin 1999, la France lui a conféré le grade d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, l’une des principales décorations de la République française, pour sa contribution remarquable dans le domaine des communications. Dans ce même créneau ainsi que son action communautaire aux Îles-de-la-Madeleine, le Gouverneur général du Canada le nomme membre de l’Ordre du Canada en novembre 2012. Pour les mêmes raisons, il lui remit aussi la médaille du jubilé de diamant de la Reine Élisabeth II.

En 1999, il réalise à la demande de la ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole un rapport concernant les regroupements municipaux aux Îles-de-la-Madeleine. Celui-ci est accepté par la majorité des maires et par le gouvernement du Québec. La nouvelle municipalité voit le jour en janvier 2002. Cette même année, on
 lui confie le mandat de réaliser une étude de faisabilité sur le réseau de télécommunication à large bande entre les Îles-de-la-Madeleine et le continent et, en janvier 2003, on lui confie la réalisation du projet en découlant. Le Réseau intégré de communications électroniques des Îles-de-la-Madeleine (RICEIM) obtient les millions nécessaires à la construction d’un câble sous-marin en fibre optique entre la Gaspésie et les Îles et une partie du déploiement du réseau de fibres optiques des Îles grâce à son talent de mandataire auprès de différents paliers gouvernementaux et privés (Bureau fédéral de développement régional [Québec], Télébec, etc.)  

Franklin Delaney vivait à Montréal, mais visitait ses Îles natales plusieurs fois par année. L’an dernier, lors d’une discussion, j’ai eu l’occasion de lui demander une mise à jour de son CV que je souhaitais utiliser pour terminer sa biographie, comme celles de toutes les personnalités des Îles qui m’apparaissaient manquantes dans nos archives. Il a ri en me disant qu’il s’était fait demander justement la même chose par son collègue siégeant sur le comité pour les résidences Plaisance, Monsieur Léonard Aucoin. Je lui avais souligné que son parcours hors de l’ordinaire serait difficile à résumer sans que ça devienne un roman. Et il riait toujours lorsqu’il est reparti pour ses réunions de mandataire, pour ne pas dire missionnaire.  

Ayant travaillé avec lui plusieurs semaines dans le cadre de son mandat de 2002 à la MRC, j’ai eu l’occasion de bien connaître ce bourreau du travail et surtout porteur d’idées aux ampleurs démesurées. Il fut un mentor extraordinaire pour de nombreux madelinots en quête de réalisation. Pour lui, le mot impossible n’existait pas.

Tout en travaillant à ses multiples projets, Monsieur Delaney obtient une certification universitaire en gouvernance de sociétés, comme administrateur de sociétés certifié en 2009. Très impliqué dans le monde de l’éducation, avec les acteurs locaux visant la réussite scolaire des élèves, il n’hésitait pas à vérifier sur le terrain, avec les anciens étudiants universitaires (dont moi-même) ce qui aurait pu ou non être un frein à leur parcours scolaire aux Îles-de-la-Madeleine. Il fut ainsi l’instigateur de l’implantation d’un madelibus retournant les élèves qui avaient besoin de demeurer plus longtemps à la Polyvalente pour de l’encadrement ou des activités parascolaires. Il fit de même avec un programme d’ouverture de la bibliothèque du Campus en soirée, grâce à un soutien de la Fondation Madeli-Aide, autre organisme où il ne comptait pas ses heures. La Fondation Madeli
Aide pour l'éducation finance des initiatives locales visant à prévenir l’abandon scolaire et à favoriser la réussite éducative des jeunes madelinots. Depuis 2006, la Fondation a versé plus de 850 000 $ au Groupe Persévérance Scolaire, sans compter les bourses annuelles accordées et autres activités soutenues depuis sa création en 1998. Plus récemment, dans l’optique des travaux de construction du Campus des Îles, il prit part à sa première planification stratégique, ne refusant aucune invitation vouée à l’amélioration de l’accès à l’éducation.

Ces petits gestes, hors des grands chantiers qu’on lui connait, révèlent comment le développement des Îles comptait pour lui. Il se souvenait de ses jeunes années loin des siens, pour poursuivre ses études, et tenait à rendre le parcours plus facile pour la relève de jeunes Madelinots. Cela ne pouvait se faire sans une amélioration constante du service des communications.

Lors de la Soirée de l’entrepreneur de la Chambre de commerce, le 21 octobre 2017, il reçut le prix des Bâtisseurs. Ce fut une de ses dernières apparitions publiques aux Îles. La nouvelle de son décès le 1er mars 2018, suite au cancer, a jeté les Madelinots et ses collaborateurs dans la consternation, persuadés de le voir gagner aussi cet ultime combat. En plus de laisser dans le deuil son épouse Geneviève, ses deux filles Chantale et Danielle, de même que de nombreux parents et amis, les Îles perdent un grand homme, un ambassadeur, un philanthrope et un bâtisseur hors du commun. Merci Franklin !




Références :
Radar 9 juin 1982, 18 juin 1999, p.1 et 3
Le Radar, 22 juillet 1986, p.1 et 7
Le Radar, 17 novembre 2017, p.6
L’Hameçon, vol. 13 no 5, juin 1988, p.12-15
Fondation Madeli-Aide, www.madeli-aide.org


Entretiens du CARDI avec Franklin Delaney
Hélène Chevarie, archiviste


jeudi 24 décembre 2015

Éphéméride... 24 décembre - Médecin-chirurgien en 1940

Source: Cinquantenaire du Centre
 hospitalier de l'archipel, 1938-1988,
Hôpital Notre-Dame-de-la-Garde

24 décembre 1940 :


Dr Omer Brochu, médecin-chirurgien, arrive à l'Hôpital Notre-Dame de la Garde. 

Il demeurera médecin aux Îles de 1941 à 1964, le plaçant parmi les plus longtemps à cette fonction, avec le Dr Eudore Labrie.

dimanche 18 octobre 2015

Qui était Rosaire Vigneault?

Rosaire Vigneault 1940-1990

Natif de Bassin, en 1940, Rosaire Vigneault est le fils de Jonhny à Grégoire Vigneault et de Yvonne à Albanie Lapierre. Il a une sœur (Lucille) du premier mariage de son père. Rosaire aura encore sept autres frères et soeurs. Très tôt sa famille quitte les Iles pour s'établir à Jonquière où Rosaire fait ses études primaires, secondaires et ses premières années du cours classique.

Par le biais de Chantal Naud qui a publié un hommage lors de son décès, nous en savons un peu plus sur son enfance et son intérêt pour le théâtre, la musique classique, le dessin et tous les arts en général. Animateur de terrains de jeux, il manie la caméra et transforme ses jeunes soeurs... et le chat en comédiens. 
Après ses études au collège de Jonquière, il revient aux Îles et enseigne au Collège St-Pierre. Il a épousé Anita Blaquière, fille d’Andrée Blaquière de Lavernière.

Pendant l’été 1965, il tourne un premier film intitulé «Le petit Madelinot». C’est le premier film tourné aux Îles par un Madelinot et on y retrouve comme comédiens Diane Chevrier et Roger Vigneault, aujourd’hui décédé. Le film raconte l’histoire d’un homme qui se croit coupable de la mort de son père, disparu dans un naufrage.  On trouve aussi un film "Sortilège" dans ce qui semble ses réalisations, mais nous n'en savons pas beaucoup là-dessus.

En 1966, l’école régionale de Lavernière ouvre ses portes.Rosaire Vigneault a filmé cet événement. Il se voit offrir un poste en tant que professeur d’art plastique auprès des jeunes, et aux adultes en cours du soir. De même, il offre du perfectionnement aux enseignants. Durant l’année 1966-1967, il fonde l'école de jeunes cinéastes des Îles et tourne un premier long métrage «Le Médaillon de la Reine» (histoire de cape et d’épées) pour lequel il n'est pas satisfait, y décelant des lacunes évidentes, mais sans se douter que cette démarche a pu initier une vocation artistique chez plusieurs. Ce tournage marque en effet la mémoire de plusieurs Madelinots qui y ont pris part en tant qu'acteurs, figurants ou techniciens dans le cadre de leur formation au secondaire.

L’année 1969 lui fera connaître le succès, grâce à la pièce de théâtre Évangéline montée en collaboration avec Sr Rose-Délima Gaudet pour les textes et Marie-Thérèse Laurier pour les chorégraphies. L’année suivante sera consacrée au tournage de « Les perles du Golfe» et à la réalisation d’un mois culturel aux Îles.  Cette idée germée  par un petit groupe d'enseignants réunis à l'atelier de Rosaire, obtint instantanément son intérêt. Mais juste avant d'enclencher ces festivals culturels annuels, il réalisera le film Autour du Ponchon, commémorant cet événement important pour l'histoire des communications aux Îles.  Réalisé de novembre 1969 à décembre 1970, ce film d'une durée d'une heure fut diffusé les 4, 5 et 6 mai 1971 à l'auditorium de la Polyvalente des Îles après une première projection le 14 décembre 1970 au Centre culturel de Havre-Aubert.

Devenu une véritable tradition, pendant deux décennies, ce mois culturel verra défiler un bon nombre de pièces de théâtre. Le feuillet de présentation du mois témoigne de la qualité des événements. En l'espace de 12 ans seulement, plus de 50 pièces de théâtre ont tenu l'affiche, une vingtaine de concerts, spectacles de chorale, de danse, et six expositions furent réalisées! Ainsi, des troupes de folklore, école de ballet, troupes de théâtre composées d'étudiants et de professeurs, chorale et harmonie des Îles, des chanteurs et musiciens, ont pu voir leurs prestations figées sur pellicule ou bandes sonores, sur diapositives et photographies grâce à la formation et le dynamisme infusé par cet homme-orchestre de la culture.

Le professionnalisme de Rosaire Vigneault et son amour de la culture et du patrimoine lui ont fait consacrer toute sa vie à leur développement. En plus de ses activités théâtrales et cinématographiques, Rosaire Vigneault se met, dans les années 80, à la fabrication de la tapisserie aux points noués. Préférant l’allégorie au réalisme, il produira d’immenses fresques dont on peut voir un bel exemple à l’église de Havre-Aubert, au dessus du maître-autel, ainsi qu'un autre dans les locaux de la Corporation culturelle Arrimage. L'une d'elle a orné longtemps le dessus d’une porte au Musée de la Mer.

Au début des années 1980, Rosaire se tourne vers la télévision. Avec la complicité du câblodistributeur Paul Duclos, il réalise un nombre impressionnant d’heures d’émissions sur des sujets plus que variés. On peut dire qu'il fut le promoteur et l'instigateur de la première télévision communautaire. Il participera à toutes ces réalisations tout en continuant à enseigner à la Polyvalente des Îles, des cours d'arts dramatiques.

Lors de la réalisation des dernières émissions du Sac d'école réalisées en collaboration à Chantal Naud pour les textes, il apprend être gravement atteint d'un cancer. Il doit abandonner son atelier, rentrer à la maison où, malgré le cancer qui le ronge, il découvrira d'autres passions comme le jardinage et l'informatique... Il survivra quelques mois au décès, le 1er décembre 1989, de son épouse Anita Blaquière qui le soignait d'un inlassable dévouement. Il sera hospitalisé quelques jours et s'éteindra à l’âge de 49 ans, le 5 mars 1990, au son de la musique classique qu'il avait fait transporter dans sa chambre d'hôpital.



Le 20 mars 1990, Achille Hubert, rédacteur du Radar, Carmen Landry, directrice du Musée de la mer et plusieurs amis et collègues lui témoignent un vibrant hommage dans ce journal hebdomadaire. On mentionne comment il a été " la source de la réalité culturelle des Îles " et un homme à l'esprit universel. 

« Sa vie fut courte mais une chose certaine, elle fut bien remplie, comme celle d'un homme ayant vécu centenaire.» --  Achille Hubert
« [Il] a montré aux gens des Iles leurs vraies couleurs: "Si on vaut pas une risée..." »      Carmen Landry

On pourrait tant écrire, mais il faut lire les témoignages de cette édition du Radar du 20 mars 1990 pour avoir un portrait plus sensible.  En 1993, en mémoire de ce grand personnage de la culture aux Îles, la corporation culturelle Arrimage a créé le prix Rosaire Vigneault, visant à reconnaître des activités culturelles marquantes aux Îles-de-la-Madeleine.


Au printemps 2015, le contrat de donation des archives est signé par sa succession avec le Centre d'archives régional des Îles qui, en plus de se voir prêter plusieurs de ses équipements de cinématographie, plaques hommage et artéfacts en vue d'une exposition à venir, peut enfin remplir les droits exigés pour voir le fonds admis dans des programmes de subventions au traitement.  

Au fur et à mesure de leur publication, vous trouverez en hyperliens de plus en plus de détails sur les différents tournages, pièces de théâtre et réalisation de sa trop courte vie.

Références:

Fonds AP9- Rosaire Vigneault
Collection Chantal Naud - Écho du Musée de la Mer, vol 17 no 3, mars 1992

Fonds et collections du Centre d'archives régional des Îles :

Journal le Madelinot:
24 février 1966
20 mars 1967
17 avril 1967
30 novembre 1970



Journal Le Radar:
20 mars 1990 pages 5 et 14

jeudi 19 février 2015

Éphéméride... 19 février - Don de la Princesse Alice durant la guerre

19 février 1944

Le journal Lethbridge Herald d'Alberta fait état d'un envoi de vêtements, en 1940, par la Princesse Alice, suite à une demande d'aide provenant des Îles-de-la-Madeleine durant la guerre.











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lundi 26 mai 2014

Éphéméride... 26 mai - Fondation de la caisse populaire de Havre-Aubert en 1940

Extrait d'une publicité parue dans L'Évangéline du 19 octobre 1961, page 24
26 mai 1940 : 

Fondation de la Caisse populaire de Havre-Aubert avec son premier gérant Wellie Dupreuil, fils adoptif de Adolphe Dupreuil. Vingt ans plus tard, on peut y compter 425 membres.

Références: Chantal Nault, îles-de-la-Madeleine, 1793-1993, deux siècles d'Histoire, Les Éditions Vignaud, page 130

samedi 25 août 2012

Éphéméride... 25 août - Décès d'un ancien homme d'affaires

Source: Site web domainefunéraire.com
25 août 2011: 

Arnold Cormier, homme d'affaires depuis le 1er mai 1940 aux Îles-de-la-Madeleine, né à Bassin et résident de Cap-aux-Meules, décède à l'âge de 94 ans. Il était l'époux de feu Marie-Louise Renaud et le père de Georges, Camille, Diane, et Euclide. Ses enfants perpétuent la branche des affaires dans l'industrie de la distribution de bière et la vente au détail aux Îles-de-la-Madeleine.