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jeudi 6 décembre 2018

Éphéméride... 6 décembre - Inauguration de la Coopérative d'électricité des Îles

Source: Collection du CARDI, L'Évangéline 19 octobre 1961 page 20

6 décembre 1953 :


En présence du député Hormidas Langlais, de Mgr André Arseneault et des pères Esdras Nadeau et François Boudreau, inauguration et bénédiction de la Coopérative d’électricité des Îles qui compte alors 315 membres de Havre-aux-Maisons et de L’Étang-du-Nord.  

Le premier janvier 1954, la coopérative compte 481 membres.  

« Trente-cinq milles de ligne à construire! Messieurs Hotte, Baker et Gingras, employés de l'Office de l'électrification Rurale n'y vont pas de main morte. Il faut à tout prix que les gens de Havre-Aubert aient le courant pour les fêtes (...) Seul un obstacle semble barrer la route : le chenal de Havre-aux-Basques. Cependant le problème est vite réglé. Un câble d'une longueur de 2,600 pieds est déroulé à travers le chenal et le tour est joué : les deux îles sont désormais reliées électriquement parlant [le 24 septembre 1954]. Au début de novembre de la même année, la lumière jaillit dans la plupart des foyers de Havre-Aubert. Pendant qu'on exécute les travaux de construction de ligne sur cette île, d'autres clients viennent s'ajouter sur les lignes déjà existantes pour porter le total à 726 à la fin de l'année 1954. »   --La Boussole, décembre 1956

Profitant de l'installation combinée de la ligne téléphonique, Monsieur Baker supervise à partir de la fin de l'été 1955, l'installation de la dernière série de poteaux pour l’ensemble des Îles jusqu'à son extrémité Est. Ce lien est inauguré à Grande-Entrée le 8 novembre 1955. En décembre 1956, la Coopérative compte 1230 clients dont environ 1000 résidences et 200 commerces et industries, tous répartis sur un territoire de 140 milles.

En 1957, les tarifs d’électricité doivent augmenter, vu l’élan soutenu des demandes de connexions à la Centrale qui, elle, peine à fournir. 

Hormis les efforts politiques soutenus du député Hormidas Langlais pour doter les Îles de l'électricité, notons sur une base locale, la contribution d’Isaac Boudreau, natif de Havre-aux-Maisons qui en fut un des premiers porte-parole auprès de la population et le premier gérant. En compagnie d’Ovide Hubert et autres membre fondateurs, il s’assurait dès 1950, de collecter auprès des sociétaires, les 20 000 $ de parts nécessaires à la réalisation du projet. Il demeura gérant jusqu’à la nationalisation de la Centrale en 1963 et ensuite, surintendant de l’Hydro-Québec jusqu’au 28 mars 1973. 





mardi 2 octobre 2018

AC1-S65 – Isaac Boudreau


1913-1978– 4 pièces iconographiques

Histoire administrative/notice biographique

Ce pionnier du service d’électricité aux Îles-de-la-Madeleine est né le 4 mai 1913 à la Pointe-Basse. Il est le fils d’Émérentienne Lafrance et de Firmin Boudreau. Il est le deuxième garçon et dixième enfant de la famille. Le 28 juin 1941, il épouse Corinne à Elphège Bourque, à Kénogami. Ils ont deux enfants adoptifs, Jean-Eudes, fils de Fred Boudreau et Thérèse, fille de Raymond Bourque.

Diplômé en études commerciales à l’Académie de Lavernière, puis du collège Bourget de Rigaud, Isaac Boudreau poursuit ses études à l’Université François-Xavier d’Antigonish ou il acquiert les bases du commerce coopératif. Il sera ensuite gérant de société coopérative d’Arvida jusqu’au déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale ou il servira comme instructeur dans l’armée canadienne. Il revient habiter la Pointe-Basse et fonde un petit commerce à la Pointe-Basse en 1945 qui sera ensuite tenu par ses neveux. C’est surtout pour son implication dans l’implantation d’un système d’électricité aux Îles qu’il obtiendra sa notoriété. 

Il participe à la fondation de la Coopérative d'électricité en mars 1952, avant d’en devenir le secrétaire, ce qui marque le tournant de sa vie professionnelle. Le « 6 décembre 1953, le réseau était inauguré ; il desservait l’île de L’Etang-du-Nord et de Havre-aux-Maisons. Gérant de la coopérative jusqu’à sa nationalisation en 1963, Isaac Boudreau est alors devenu surintendant de l’Hydro-Québec et l’est resté jusqu’au 28 mars 1973, alors qu’il est passé à l’Institut de Recherches de l’Hydro-Québec. En 25 ans, le réseau électrique des Iles s’est étendu et renforcé. Isaac Boudreau y a vu. Il n’a pas ménagé ses heures de travail. Beaucoup de gens qui l’ont appelé chez lui les soirs de panne le savent bien. » - Célestin Hubert

D’une plume facile, il a d’ailleurs collaboré au journal « La Boussole » ainsi qu’à l’hebdomadaire « Le Madelinot » durant de nombreuses années. Cet homme polyvalent a aussi été maire de Cap-aux-Meules, trésorier pour le comité zone du B. A. E. Q et à Isaac Boudreau est décédé le 5 mars 1978.

*Elphège Bourque fut gardien de phare sur le Rocher-aux-Oiseaux dès 1911, jusqu’à ce que son frère Albin qui le remplaçait y décède, le 12 novembre 1922. Il nommera d’ailleurs un de ses quatre fils né en 1923, en sa mémoire. Sa fille Corinne, née en 1915 y a grandi tandis que ses deux uniques sœurs, nommées Gertrude, décèdent tour à tour en 1916 et 1919, respectivement à l’âge de 2 ans et 18 mois.
Portée et contenu :

Les documents et informations fournis en août 2018 par son fils Jean-Eudes Boudreau, permettent la réalisation de la biographie d’un bâtisseur des Îles.

Termes rattachés :
Électricité
Coopération
Politique municipale
Vétéran
Journal - Le Madelinot - La Boussole

lundi 5 mars 2018

Isaac Boudreau...et l'électrification des Îles 1913-1978

Ce pionnier du service d’électricité aux Îles-de-la-Madeleine est né le 4 mai 1913 à la Pointe-Basse. Il est le fils d’Émérentienne Lafrance et de Firmin Boudreau. Il est le deuxième garçon et dixième enfant de la famille. Le 28 juin 1941, il épouse Corinne à Elphège Bourque*, à Kénogami. Ils ont deux enfants adoptifs, Jean-Eudes, fils de Fred Boudreau et Thérèse, fille de Raymond Bourque.


Diplômé en études commerciales à l’Académie de Lavernière, puis du collège Bourget de Rigaud, Isaac Boudreau poursuit ses études à l’Université François-Xavier d’Antigonish ou il acquiert les bases du commerce coopératif. Il sera ensuite gérant de société coopérative d’Arvida jusqu’au déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale ou il servira comme instructeur dans l’armée canadienne. Il revient habiter la Pointe-Basse et fonde un petit commerce à la Pointe-Basse en 1945 qui sera ensuite tenu par ses neveux. C’est surtout pour son implication dans l’implantation d’un système d’électricité aux Îles qu’il obtiendra sa notoriété. 

Il participe à la fondation de la Coopérative d'électricité en mars 1952, avant d’en devenir le secrétaire, ce qui marque le tournant de sa vie professionnelle. Afin d’accumuler les 20 000 $ nécessaires à son démarrage, son fils Jean-Eudes qui habite aujourd’hui Montréal, raconte au CARDI, les efforts de son père pour collecter les 5 $ de parts sociales nécessaires à cette implantation. À la fin des messes du dimanche, il était là, demeurant à la sortie de l’église et continuant son argumentation durant la semaine par l’entremise du journal rural La Boussole ou lors de visites de canton.

Comme en témoigne un de ses neveux, Célestin Hubert, lors de son décès, en 1978 : « le 6 décembre 1953, le réseau était inauguré ; il desservait l’île de L’Etang-du-Nord et de Havre-aux-Maisons. Gérant de la coopérative jusqu’à sa nationalisation en 1963, Isaac Boudreau est alors devenu surintendant de l’Hydro-Québec et l’est resté jusqu’au 28 mars 1973, alors qu’il est passé à l’Institut de Recherches de l’Hydro-Québec. En 25 ans, le réseau électrique des Iles s’est étendu et renforcé. Isaac Boudreau y a vu. Il n’a pas ménagé ses heures de travail. Beaucoup de gens qui l’ont appelé chez lui les soirs de panne le savent bien. »

D’une plume facile, il a d’ailleurs collaboré au journal « La Boussole » ainsi qu’à l’hebdomadaire « Le Madelinot » durant de nombreuses années. Cet homme polyvalent a aussi été maire de Cap-aux-Meules, trésorier pour le comité zone du B. A. E. Q et à Isaac Boudreau est décédé le 5 mars 1978.


   
*Elphège Bourque fut gardien de phare sur le Rocher-aux-Oiseaux dès 1911, jusqu’à ce que son frère Albin qui le remplaçait y décède, le 12 novembre 1922. Il nommera d’ailleurs un de ses quatre fils né en 1923, en sa mémoire. Sa fille Corinne, née en 1915 y a grandi tandis que ses deux uniques sœurs, nommées Gertrude, décèdent tour à tour en 1916 et 1919, respectivement à l’âge de 2 ans et 18 mois.

jeudi 14 décembre 2017

Les tarifs d'électricité aux Îles, en 1957...

Dans son édition du 24 décembre 1957, le journal La Boussole annonce les nouveaux tarifs de la Coopérative d'électricité des Îles, prenant effet en novembre-décembre.

La dernière série de poteaux d'électricité étant posée en 1955 vers Grande-Entrée, les Madelinots sont de plus en plus nombreux à vouloir se brancher. Les demandes affluent et le service coopératif peine à suffire aux demandes.

Collection du CARDI : La Boussole, 24 décembre 1957, p. 10


dimanche 10 juin 2012

AP3 Ovide Hubert et Bernadette Bédard


mardi 30 août 2011

Éphéméride... 30 août - Coopérative centrale d'électricité des Îles en 1954

Le 30 août 1954:  Première assemblée générale de la Coopérative centrale d'électricité des Îles.

Le film suivant de la collection AC1-S52 Élyse Bourque, nous montre à 0:25 minutes, des images de ce bâtiment, parmi les autres édifices construits à Cap-aux-Meules dans l'effervescence de la construction des années 1960.




Film numérisé par Élyse Bourque, provenant de sa collection personnelle. 

jeudi 29 octobre 2020

Histoire d'aréna et de Leslie...

ARÉNA DE CAP-AUX-MEULES, ÎLES-DE-LA-MADELEINE


Le Centre d'archives régional des Îles s'est intéressé à l'histoire de la construction de l'aréna de Cap-aux-Meules après plusieurs demandes d'information la concernant.  

Pour en savoir plus sur ce bâtiment à l'architecture originale, plusieurs sources d'archives furent dépouillées et personnes furent rencontrées durant l'été 2020. Nous nous sommes limités à la première partie de l'histoire de l'aréna, celle de l'époque des Leslie. 


BREF HISTORIQUE SUR LES LESLIE

Frank Willoughby Leslie, fils de William Gasper Leslie II et Alice Burke, est né à Cap-aux-Meules le 6 novembre 1883 et est baptisé le 27 février 1884 à l'église St-Luke. Il est décédé en 1964 à Halifax. Sa famille apparait sur le recensement de la paroisse de L’Étang-du-Nord, en 1891, alors qu’il a 9 ans. Son père William fut un des premiers et des plus grands entrepreneurs des Îles. Les Leslie sont originaires de Württemberg, en Allemagne. William Gasper Leslie II eut une très longue lignée de par ses deux mariages. Sa première épouse est Victoire Boudreau (à François et Suzanne Turbide). Ils se marient à l'église St-Luke le 1er janvier 1876. Devenu veuf, il épouse Alice Burke (à John et Jane Pagan).

L’entreprise sous le nom de William Leslie & co délivrait les contrats postaux pour le Gouvernement, tenait des magasins de marchandises d’alimentation, de médicaments et de la fourniture pour les pêcheurs et ses propres usines de pêche établies sur pratiquement toutes les Îles. Grâce à l’influence du cousin de son père, le député Robert Jamieson Leslie (fils d’Henry Godfrey Leslie)[1], le nom de sa famille est resté associé à la toponymie de nombreuses entités : Bureau de poste Leslie, Leslie Cove (anse située à Cap-aux-Meules). L’Anse Leslie, sur le côté est du port fut nommé en son nom, de même que le cap qui domine le port. La photo ci-haut, montre les installations près de la résidence des Leslie à Cap-aux-Meules. 

William Casper Leslie II est décédé à Halifax en 1924 et fut inhumé au cimetière anglican de Cap-aux-Meules. Après son décès, c’est son fils Frank Willoughby Leslie, qui reprit les rênes de l’entreprise.


Pierre tombale située au cimetière St-Luke à Cap-aux-Meules. Photo Jean-François Petitpas.



[1] Robert Jamison Leslie fut député des Îles-de-la-Madeleine et partenaire dans Leslie, Hart & Co., ainsi qu’actionnaire de la Magdalen Island Steamship Co., Ltd. Il périt lors du naufrage du Lunenburg en 1905.

Quand Roland Chalmers Leslie [2] est né à Cap-aux-Meules, le 8 novembre 1912, son père Frank avait 29 ans et sa mère Isabel St-Clair Stewart, 24 ans. Roland Chalmers a épousé Tena Benita Buck le 17 août 1937 dans sa ville natale. Ils ont eu dix enfants en 17 ans. Il est décédé à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, le 8 mars 2000, à l’âge de 87 ans.

[2] Le nom de Chalmers est à l'origine Chambers dans les registres, en l'honneur du Révérend Chambers. Une recherche du généalogiste Dennis M. Boudreau permet de retracer ces modifications de noms ainsi que l'origine des Chambers.

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Nous en savons plus sur l’histoire ayant conduit à la construction de l’aréna, en discutant avec les enfants de celui qui sera le contremaître principal des travaux : À la demande soutenue de son fils Roland Chambers [2] (nommé communément Bunny par les anglophones des Îles et prononcé Banney par ses amis francophones), Frank W. Leslie fournit les fonds nécessaires à la construction d’une première aréna aux Îles. Ce financement n’est venu qu’après un défi lancé à son fils, de trouver un constructeur aux Îles.

Bunny est commis voyageur et, comme les autres membres de la fratrie, n’obtient pas plus de faveurs de son père qui les élève sans gâteries. Raymond F. Gaudet, ami tenu en très haute estime par Bunny, fut désigné pour ce travail. Son expérience de construction aux Îles et dans des chantiers d'Halifax avec un de ses oncles, Harold Verge, pesait dans la balance. Mais c’est une mémoire exceptionnelle et sa grande capacité d’analyse qui le rendait apte à relever un tel défi. Après une simple visite d’arénas similaires en Nouvelle-Écosse, Raymond F. Gaudet conçoit les plans sur une grande table de la maison. 

La construction presque entièrement faite de planches doit être érigée en l’absence de toute machinerie de levée. Raymond F. Gaudet effectue lui-même les calculs de niveau de sol, des dimensions des socles de béton sans l’aide d’arpenteur ou d’outils modernes de calcul. Les arches sont directement bâties à terre, des planches sciées manuellement avant d’être montées les unes à la suite de l’autre pour constituer le toit. On aurait sans doute pu entendre une mouche voler le jour de la levée des trois premières arches. Raymond F. Gaudet a pu soupirer de soulagement après l’opération qui consistait à planter trois longs poteaux et y installer un palan couché vers la route principale.

Monsieur Gaudet fut par la suite responsable de la construction du bâtiment et de l’installation et l’entretien de la Gorton Pew. Son talent est tel qu’il parcourt les États-Unis et le Canada dans le cadre de ses fonctions dans l’entreprise. Son fils dit détenir encore une coupure de journal montrant son père recevant un diplôme honoris causa en ingénierie, alors que son père, né en 1912, n’a pu suivre qu’une 5e année d’études. La correspondance reçue ensuite par son père sera souvent suivie du titre d’ingénieur.

Outre l’aréna, l’usine de la Gorton Pew et les premiers bâtiments situés sur la Place des gens de mer, Monsieur Gaudet a également construit des bâtiments encore existants comme le premier édifice du Ministère des Transports du Québec,  le garage Irving et de nombreuses maisons aux Îles-de-la-Madeleine.


UNE CONSTRUCTION HORS DU COMMUN AU CŒUR DE CAP-AUX-MEULES



UNE ÉQUIPE SUPERVISÉE PAR RAYMOND F. GAUDET (À Félix)

 


1.       ?

2.       Léo Petitpas

3.       Augustin dit Dicky Gaudet (frère de Raymond)

4.      Possiblement Pierre D. Leblanc

5.       Flavien Gaudet

6.       ?

7.       ?

8.       Ephrem Gaudet 

9.       Gérard T. Boudreau

10.    Edwin Huet

11.    Alphonse Boudreau

12.    Raymond F. Gaudet, contremaître principal

13.    Cyrice Cyr

14.    Raymond D. Cyr

15.    ?

 

 Si des personnes reconnaissent les inconnus de la photo, merci d'en informer le Centre d'archives régional des Îles. Ceux surlignés en jaune ne sont pas identifiés de façon définitive.


Le 19 janvier 1954, ouverture de l’aréna à Cap-aux-Meules.

C’est avec une partie de hockey de ligue intermédiaire mettant en compétition « Les Flots » de L’Étang-du-Nord et l’équipe « Notre-Dame » de Fatima, que l’aréna est inauguré. – La Boussole, janvier ou février 1954, p.6




Le bâtiment put également servir à la tenue de l’événement du Bicentenaire acadien réunissant des milliers de personnes pour la reconstitution historique (pageant) présentée le 31 juillet 1955.

Le bâtiment fut sauvé in extremis un hiver, vers 1961, lors de l’incendie de l’hôtel Abeerdeen (nommé aussi Hôtel Gaudet) ; le bardeau d’asphalte côté sud était en partie fondu. L’usage d’une souffleuse à neige a protégé l’édifice. Cet incendie a détruit plusieurs bâtiments du village de Cap-aux-Meules.

Photo: Collection Alpide Cyr

Vue du chemin du Quai, vers la fin des années 1950, à Cap-aux-Meules, en face duquel fut érigé l’aréna.

On distingue au centre le Mistral devenu bureau de C.T.M.A. ainsi que l’ancienne Banque Nationale, située en avant de l’aréna. Le restaurant Paul Bourque est sur le coin gauche. À droite de la rue principale l’Hôtel Aberdeen qui fut détruit par le feu en 1961.

À droite de la sortie du chemin du Quai se trouve la première centrale électrique de la Coopérative d’électricité des Iles et, un peu plus loin, le garage Clarke ainsi que les réservoirs de pétrole de Esso Impérial. Leur présence n’est pas étrangère au fait que l’un des fils de Frank Willoughby, soit Gerald Stewart Leslie, était agent pour l’Imperial Oil.


 VOCATION DU BÂTIMENT APRÈS 1965

Une partie du bâtiment servit de loyer et de station de service de taxi pour Antoine Vigneau. Durant les années 1970, il abritait l’hôtel de ville de Cap-aux-Meules, qui avait racheté l’édifice mis en vente par le Syndic des Leslie en 1965.  

  

PROJET DE REVITALISATION EN 2011

Des plans de revitalisation de la rue Principale de Cap-aux-Meules ont permis en 2011[3], de maintenir l’usage du bâtiment pour des activités minimales de conservation jusqu'à la démolition ultime en octobre 2020. Le Centre d’archives régional des Îles a limité ses recherches historiques aux années reliées au propriétaire initial, Roland Chalmers dit Bunny Leslie et aux efforts déployés par les ouvriers dirigés par Raymond F. Gaudet, un ingénieur-né, pour une construction rurale exceptionnelle.

 


[3] Le Radar, 15 décembre 2011

mardi 5 mai 2020

C'est quoi des archives? Parlons des annuaires...

Les annuaires, un monde d’information... 

Les annuaires téléphoniques des Îles ne sont sans doute pas les plus épais du Québec, mais ils nous en apprennent beaucoup sur la population d’une époque, le nom des commerces, la localisation de nos ancêtres, le boum immobilier des années 80 -  moment où les annuaires sont plus denses (quelques millimètres de plus!). Le premier annuaire connu, rassemblant les numéros de téléphone aux Îles, remonte à 1957. Il faut dire que la fin de l’installation des fils correspond à la fin de l’installation des poteaux d’électricité d’une île à l’autre, en 1955. Il existe aussi des annuaires alphabétiques plus anciens qui établissaient la liste des commerces, des résidants et leur métier. Par exemple, une section du McAlpine's Nova Scotia directory  de 1907 dresse une telle liste. Il ne figurait aucun numéro de téléphone puisque les seuls liens existants de l'époque consistaient en quelques stations télégraphiques. Ces bottins étaient conçu pour promouvoir les entreprises et mettre en évidence le potentiel de croissance et la valeur économique d'un Canada jeune et en développement. Un peu l'ancêtre du Canada 411! Pour votre curiosité, vous pouvez également consulter aux Archives du Canada, celui de la période suivante: 1890-1897 (pages 1384 à 1394)

Pour en revenir aux annuaires téléphoniques, il s’agit de documents imprimés en série (sauf les photocopies du tout début), mais il en subsiste peu des premières années. Le CARDI rassemble toute de même une collection assez complète. Si vous avez ceux de 1958 à 1961 (s’ils existent), merci de nous en faire part. Et peut-être celui de 2012-2013 qui nous a échappé au cours des années! Nous savons par contre qu'il n'y en a pas eu en 1964, grâce à un article du journal Le Madelinot de juillet 1965.



À titre informatif et, pour vous faire sourire, voici les directives apparaissant dans les premières pages du premier annuaire Magdalen Islands telephone directory, en anglais tout d'abord et en français:

INSTRUCTIONS FOR THE USE OF A DIAL TELEPHONE TO CALL A PARTY NOT ON THE SAME LINE:
Remove handset, listen to ensure the line is not in use by another party. Wait for DIAL TONE (a continuous tone), dial the number required. A ring tone will indicate that the party is being called. If busy tone (BUZZ-BUZZ-BUZZ tone) is heard, the line is in use.
Replace the handset and call later.
 TO CALL A PARTY ON THE SAME LINE:
Remove handset, listen to ensure the line is not in use by another party. Wait for DIAL TONE (a continuous tone) dial the required number. Busy tone (BUZZ-BUZZ-BUZZ) will be heard. Replace your handset. Your telephone and the called telephone will ring the required code. When the ringing stops remove your handset and speak. If the called party does not answer, remove and replace handset to stop the ringing. 
TO CALL GRINDSTONE OPERATOR FOR A LONG DISTANCE CALL OR INFORMATION: 
Remove handset, listen to ensure that the line is not in use by another party. Wait for DIAL TONE (a continuous tone), dial O. The operator will answer. If a busy tone is received, it means all the speech paths are in use. Replace handset. Ca1l later. 
Kindly replace handset after each call, otherwise your instrument will hinder incoming and outgoing calls from your party.

_________________________________________________

INSTRUCTIONS POUR L’USAGE D’UN TÉLÉPHONE À CADRAN
POUR APPELER UN PARTI NON SUR VOTRE LIGNE :
Enlevez le récepteur, écoutez pour vous assurer que la ligne n’est pas engagée par un autre parti. Attendez pour le ton de signaler votre numéro (un ton continuel), et signalez le numéro désiré. Un ton interrompu vous indique que votre appel est placé. Si le numéro appelé est occupé, un ton bourdonné sera indiqué. Replacez le récepteur, et appelez plus tard.
POUR APPELER UN PARTI SUR VOTRE LIGNE :
Enlevez le récepteur, écoutez pour vous assurer que la ligne n’est pas engagée par un autre parti. Attendez pour le ton de signaler votre numéro (un ton continuel), et signalez le numéro désiré. Un ton bourdonné sera indiqué. replacez le récepteur. Votre téléphone et celui du parti appelé commenceront à sonner. Lorsque le son arrête, enlevez votre récepteur et la conversation est permise. Si le parti appelé ne répond pas, enlevez et replacez immédiatement votre récepteur pour arrêter le téléphone de sonner. 
POUR INFORMATION, LONGUE DISTANCE OU LE CENTRAL DU CAP-AUX-MEULES 
Enlevez le récepteur, écoutez pour vous assurer que la ligne n’est pas engagée par un autre parti. Attendez pour le ton de signaler votre numéro (un ton continuel), et signalez le « 0 ». L’opérateur répondra. Si un ton bourdonné est entendu, cela indique que les deux lignes du Capa-xu-Meules sont engagées. Replacez le récepteur, et appelez plus tard. 
S’il vous plait, replacez le récepteur après chaque appel, autrement cela empêche les autres partis de se servir de leur téléphone. 

vendredi 24 mai 2019

Achille Hubert - 1937-2019

Le 23 mai 2019:

Le président fondateur du Centre d’archives régional en 1993 et du premier journal hebdomadaire des Îles-de-la-Madeleine, Achille Hubert, s’est éteint en compagnie de sa famille qui le veillait après une longue maladie, au pavillon Eudore Labrie.

Les Madelinots se souviendront d’un franc communicateur et ardent défenseur de dossiers de développement marquant l’actualité des Îles (électricité, chasse, éducation, santé, etc.), de 1972 à 2015, année où il a transféré le flambeau du journal à une nouvelle équipe. Monsieur Hubert était un être généreux et issu d’une grande famille de Havre-aux-Maisons. Fier de ses racines, de ses origines, il a toujours manifesté son attachement à l’histoire et aux archives des Îles, celles-ci représentent le premier fonds ouvert au CARDI. Le fonds est constitué de 28 958 négatifs en noir et blanc, 6 346 négatifs coul. 35 mm et plus de 6200 photographies couvrant les petits et grands événements de l’histoire des Îles de 1940 à 2000. 

Notons qu’en 1985, monsieur Hubert remportait le prix des Communications du Québec, secteur de la presse écrite. Il fut membre et président du Conseil populaire des Communications de l’Est-du-Québec pendant quelques années. En plus de sa présidence du Centre d’archives régional, il fut correspondant de plusieurs médias dont Le Soleil, la radio de Radio-Canada, le journal Les Affaires, etc. En 2012, à l’occasion du 40e anniversaire de l’hebdomadaire le Radar qu’il a fondé en 1972, il est reconnu Chevalier de l’Ordre national du Québec.

Les membres du personnel et du Conseil d'administration du Centre d'archives régional des Ïles offrent leurs sincères condoléances à la famille et confirment leur volonté à mettre en valeur pour le bénéfice de la communauté, l'immense héritage archivistique laissé derrière lui. 


vendredi 8 juin 2018

Éphéméride... 08 juin - Premier entrepôt frigorifique aux Îles en 1938

Entrepôt frigorifique de Fatima en 1960. Source: AC1-S39
Inauguration du premier entrepôt frigorifique aux Îles. 

Cette information tire sa source de l'agenda d'événements historiques publié par Frédéric Landry au Musée de la Mer, en 1993. Il n'est toutefois pas précisé dans quelle localité il fut implanté ni de quelle source l'auteur tirait lui-même son information. Par contre, nous savons que les deux premiers entrepôts furent érigés sous le règne du député Hormidas Langlais si nous reprenons cet extrait d'article de la Boussole :

Les oeuvres de M. Langlais ne se comptent pas. Elles n'ont pas été réalisées avec facilité et malgré qu'il ait été 26 ans au service du comté, des circonstances et des événements incontrôlables ont souvent contrecarré ses efforts  et ses travaux. Au tout début, le gouvernement ne fut au pouvoir que trois années. Les budgets étaient maigres et tout était à faire. Pendant son premier terme il décrocha l'hôpital dont tout le monde réclamait l'érection depuis longtemps. Il fit bâtir deux entrepôts frigorifiques et commencer celui de Grande-Entrée. En voirie, le chemin conduisant à Grande-Entrée était rendu au Détroit quand l'élection de 1939 arriva...

Ces bâtiments se faisaient appeler frigidaire, neigière ou entrepôt selon les localités correspondantes. Voici quelques propos recueillis grâce à au groupe privé Vous-souvenez-vous créé et tenu par Diane Hébert et Robert Leblanc. On y trouve des mines de témoignages historiques sortis des souvenirs des Madelinots, dont nous nous permettons de ressortir ceux relatifs au patrimoine bâti:

Au temps où il n’y avait pas un frigidaire par maison, la plupart des cantons se servaient de neigières ; voici celle qu’il y avait à L’Anse aux baleiniers à Fatima. Elle était bâtie thermos (la froideur ne sortait pas et la chaleur n’entrait pas). Au printemps, avant le dégel les gens l’emplissaient de blocs de glace et elle pouvait conserver le poisson et autre aliment jusqu’à la prochaine saison froide. (JG.P)
Certains « frigidaires » auraient été bâtis pendant la guerre de 1939-1945 pour congeler du poisson pour l’effort de guerre et, tout comme la « Canapro », auraient fonctionné avec des génératrices pour le courant et peut-être certains entrepôts frigorifiques auraient fonctionné avec des moteurs diesels et ce, avant la venue de la Coopérative d’Électricité des Iles... (A.C.)
À Havre-Aubert elle était près du lac à Alfred où est l’ancien garage de Armand Cormier et on coupait la glace sur le lac à Alfred. Bien après le frigidaire est arrivé on louait des casiers pour entreposer la viande. (L.B.)

mardi 8 août 2017

Éphéméride... 8 août - Décès d'Ovide Hubert en 1967

Source Centre d'archives régional des Iles, Fonds AP3
8 août 1967:

Décès d'Ovide Hubert.



Né le 15 avril 1905, fils de Jean-françois Hubert et Léocadie Lafrance.


Précédé de ses trois demi-sœurs, nées de 1890 à 1892 de la première union de son père avec Arthémise Cyr, et de  trois autres frères et une sœur, il est le cinquième enfant de la seconde union de son père avec Léocadie Lafrance. Trois autres garçons et une sœur le suivent dans cette lignée de 12 enfants. 

Journal Le Madelinot, vol. 3 no 2, 20 août 1967. p. 1, 4, 6
Ovide Hubert est un personnage très important dans l'histoire des Îles-de-la-Madeleine. Professeur à l'École Normale, inspecteur d'école comme son frère Paul, il fut décoré de l'Ordre du Commandeur en 1962 (le plus haut degré du Mérite scolaire). Il est un des promoteurs de la Coopérative de l'Électricité et donna bien des heures pour l'implantation des Caisses Populaires aux Îles. Il fut entre autre membre du comité de régie supérieur des caisses populaires des Îles, fondé en 1938, et le premier vice-président de la caisse populaire de Lavernière.  Très impliqué dans le mouvement coopératif, il a siégé de nombreuses années au sein du conseil de la Coopérative de Transport maritime et aérien CTMA dont il est un des membres fondateurs, le 28 mai 1944. Il fut le premier président de la Chambre de commerce des Îles en 1962. Il est aussi le premier représentant de la société Assomption mutuelle d'assurances aux Îles. Son dernier emploi fut relationniste à l'Institut Alphonse Desjardins de Lévis. Il a épousé Bernadette Bédard en 1929 en Saskatchewan.

Le Journal Le Madelinot, seul hebdomadaire de l'époque, lui consacre un hommage à la Une du 20 août 1967.

En son nom, une bourse a été créée par L'Amicale Notre-Dame-des-Flots. Celle-ci offre à un étudiant ou une étudiante en science de l'éducation, la possibilité de mériter une bourse de 500$ selon des critères établis.





Références :

Topo web : 
Carrefour Jeunesse Emploi des Îles http://www.cjedesiles.qc.ca/index.php/component/seminar/?task=3&cid=18 consulté le 29 juillet 2013
Chambre de commerce des Îles http://www.ccim.qc.ca/cgi-cs/cs.waframe.content?topic=4153&lang=1 consulté le 29 juillet 2013
Généanet.org  http://gw.geneanet.org/monartque?lang=fr;p=ovide;n=hubert Arbre généalogique de Jacques St-Pierre consulté le 29 juillet 2013